Natation - La FINA statuera sur l'avenir des combinaisons de haute technologie

Genève — La Fédération internationale de natation (FINA) décidera en mars s'il faut imposer un contrôle des combinaisons de haute technologie qui ont contribué à produire plus de 100 records du monde cette année.

La FINA a annoncé hier qu'elle agira de façon «appropriée» après la réunion de son bureau de prise de décision à Dubai du 12 au 14 mars.

Les membres du bureau recevront des rapports en provenance du forum des entraîneurs réunis à Singapour le mois prochain et lors du sommet du 20 février qui réunira les fabricants de combinaisons au siège de la FINA à Lausanne. À ce sommet devraient participer des membres du comité technique de la FINA, des nageurs, des entraîneurs et des avocats.

«La FINA recherche la collaboration de tous les partenaires afin que la décision finale soit globalement acceptée et bien comprise par la communauté de la natation mondiale», a déclaré la Fédération dans un communiqué.

Pas moins de 108 records du monde ont été battus depuis que Speedo a lancé en février dernier sa combinaison LZR Racer, dessinée et testée par la NASA. D'autres fabricants ont enchaîné avec leur propre technologie.

La FINA a été critiquée pour n'avoir pas fourni une définition claire de la division entre une combinaison acceptable et une combinaison qui augmente la performance. Les opposants estiment que ces combinaisons créent des niveaux inégaux de flottaison et les ont qualifiées de «dopage technologique».

Un groupe de 15 équipes nationales engagées aux récents Championnats d'Europe en petit bassin, à Rijeka en Croatie, ont signé une lettre de protestation appelant la FINA à créer des règles plus précises pour définir la norme des combinaisons.

La FINA a financé la recherche d'un pole universitaire non identifié pour examiner l'épaisseur des combinaisons et définir un test scientifique capable de déterminer si elles sont «crédibles» pour leur sport.

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