Vendée Globe - Le naufragé revient sur terre

Pour survivre, il ne restait au marin français que quelques gorgées de Coca-Cola.
Photo: Agence France-Presse (photo) Pour survivre, il ne restait au marin français que quelques gorgées de Coca-Cola.

Sydney — «On lisait dans ses yeux et sur son visage l'expression d'une joie immense [...] C'était comme s'il était sur la Lune», a raconté à l'AFP David McIlroy, le médecin australien qui a apporté samedi matin les premiers soins d'urgence à Yann Eliès, naufragé du Vendée Globe.

Le docteur McIllroy a trouvé samedi Eliès, 34 ans, sur la couchette de son bateau, Generali, deux jours après s'être fracturé jeudi le fémur gauche et des côtes alors qu'il manoeuvrait à l'avant de son bateau, à 800 milles (environ 1500 km) au sud des cotes australiennes.

David McIlroy a expliqué que le marin français n'avait plus qu'une bouteille de 60 cl de Coca-Cola à moitié pleine. «Vous ne pouvez pas tenir très longtemps avec 30 centilitres d'eau sucrée. S'il n'avait pu être secouru, il serait mort en mer dans les deux jours, a estimé M. McIllroy. Il ne pouvait pas atteindre sa trousse de survie, qui était à deux mètres de lui, ni sa nourriture.»

McIlroy a précisé qu'Eliès, épuisé mentalement et physiquement après son calvaire, avait tout de même trouvé la force de manger et de parler, pour dire que ce qu'il désirait par-dessus tout, c'était «d'être sur la terre ferme».

Un premier diagnostic du médecin a fait état d'une fracture du fémur, de plusieurs côtes fracturées et de possibles dommages à un poumon.