Coupe du monde féminine de cyclisme de Montréal - Les coureuses attaquent le mont Royal

Les championnes québécoises Geneviève Jeanson et Lyne Bessette, mais aussi les étrangères, apprécient bien, semble-t-il, le circuit du mont Royal et l'organisation de la Coupe du monde de Montréal, la sixième de la saison, qui sera courue à partir de 11h30 demain.

La seule des neuf courses de la série disputée en Amérique fait 12 fois le tour du mont Royal sur 8,3 kilomètres, soit quelque 100 kilomètres au total.


«C'est ma course préférée», a déclaré d'emblée Bessette, deuxième en 1999 et troisième l'an dernier. «Je m'attends à quelque chose de bien parce que c'est chez moi. En fait, c'est plus chez Geneviève, a précisé la cycliste de l'Estrie, mais c'est proche de chez moi aussi.»


«C'est une course vraiment très difficile, avec 12 montées. Il me semble qu'il y en avait assez avec 10, je ne sais pas pourquoi on en a ajouté deux», a-t-elle dit en souriant à propos du défi qui fait de l'épreuve de Montréal un événement unique.





Compétition relevée


«Il faut avoir les jambes en forme cette journée-là», a conclu Bessette en relevant la qualité des concurrentes, qui comptent notamment la Suédoise Pia Sundstedt, gagnante en 2000, l'Italienne Fabiana Luperini, deuxième en 2000, la Néerlandaise Mirjam Melcher, deuxième au classement de la Coupe du monde cette saison (mais Jeanson n'a participé à aucune course de la série), et les Allemandes Judith Ardnt, récente gagnante du Tour de l'Aude, et Petra Rossner, de la puissante équipe Saturn, que vient de quitter Bessette.


«J'avais le goût de penser un peu plus à moi», a dit cette dernière, qui fera partie de l'équipe du Québec à Montréal.


Avec plus de 100 coureuses et 25 équipes, on dit que ce sera la course la plus relevée depuis le début de cette compétition ici, en 1999.


Sundstedt et Luperini ont toutes deux assisté à la conférence de presse d'hier et ont tour à tour vanté l'organisation et la qualité du spectacle offert à Montréal. «C'est plaisant d'avoir du monde à une course féminine», a dit Sundstedt.


Jeanson, la gagnante de l'an dernier à laquelle on a laissé le dernier mot, a déclaré: «J'espérais dire quelque chose de différent, mais les quatre filles ici, on pense toutes la même chose. On est traitées aux petits oignons ici, c'est un événement extraordinaire, et c'est vrai. L'ambiance est extraordinaire. Monter 12 fois le mont Royal, c'est dur, mais c'est ce qui fait la beauté de la course.»


«Je suis en santé et bien préparée», devait dire plus tard celle qui avait surpris ses adversaires en s'échappant l'an dernier.


Estime-t-elle qu'on l'aura davantage à l'oeil cette fois? «Je cours pour moi-même et je ne me préoccupe pas tellement des autres», a-t-elle répondu.


La fête du cyclisme féminin se poursuivra lundi et mardi avec la présentation du Tour du Grand Montréal, disputé en trois étapes et sanctionné par l'Union cycliste internationale.