Prix remis par le Toronto Star - Chantal Petitclerc reçoit le trophée Lou Marsh

Chantal Petitclerc a décroché 21 médailles en cinq Jeux paralympiques.
Photo: Agence France-Presse (photo) Chantal Petitclerc a décroché 21 médailles en cinq Jeux paralympiques.

La quintuple médaillée d'or des Jeux paralympiques de Pékin, Chantal Petitclerc, est devenue hier la première femme exerçant un sport paralympique à remporter le trophée Lou Marsh.

Ce prix est remis annuellement depuis 1936 par le Toronto Star à l'athlète de l'année au Canada, hommes et femmes confondus, à la suite du vote d'un panel de journalistes et d'éditeurs sportifs à travers le pays.

«Je suis vraiment contente, a lancé d'entrée de jeu l'athlète de 38 ans. Le fait que ce soit remis à la suite des votes de journalistes sportifs et qu'autant les athlètes amateurs et professionnels peuvent remporter ce prix, c'est très flatteur.»

Un seul autre athlète paralympique avait reçu cet honneur avant elle, soit Rick Hansen en 1983.

«C'est un sportif que j'admire énormément, alors de recevoir le même prix que lui est très touchant.»

Celle qui a décroché 21 médailles en cinq Jeux paralympiques était consciente qu'elle avait connu une bonne saison, mais elle ne savait pas vraiment qu'elles étaient ses chances de l'emporter.

Le receveur des Dodgers de Los Angeles Russell Martin, le cavalier Eric Lamaze, le patineur artistique Jeffrey Buttle et le joueur de tennis Daniel Nestor étaient également parmi les 22 candidats finalistes.

«Je ne suis pas vraiment le sport professionnel, a dit Petitclerc. Je savais que j'avais eu une saison extraordinaire, mais peut-être qu'il y avait d'autres athlètes qui en avaient connu une aussi bonne que la mienne.»

L'an dernier, c'est le joueur de hockey Sidney Crosby qui a reçu le prix. La patineuse de vitesse Cindy Klassen, en 2006, et le joueur de basketball Steve Nash, en 2005, avaient été ses prédécesseurs.

En 2001, le trophée est allé aux patineurs artistiques David Pelletier et Jamie Salé, qui étaient les derniers Québécois à mettre la main sur cet honneur.

«Ce n'est pas la première fois que je suis finaliste. Chaque fois, je regarde qui sont les autres finalistes et qui l'emporte, je trouve que je suis en bonne compagnie», a indiqué Petitclerc, originaire de Saint-Marc-des-Carrières.

Des prix de reconnaissance comme le trophée Lou Marsh sont des honneurs qu'elle voit comme une plus-value à ses résultats. «Moi, je m'entraîne pour offrir de bonnes performances en compétition et c'est ça mon objectif, a-t-elle poursuivi. C'est sûr que de gagner un prix comme celui-là, c'est un gros bonus.»

«C'est vraiment intéressant de voir que les sports paralympiques sont maintenant comparés aux sports olympiques, ce qui n'était pas le cas il y a à peine cinq ans. Je trouve que c'est flatteur pour moi et en même temps, c'est positif pour mon sport.»

Chantal Petitclerc a annoncé après les paralympiques qu'elle allait maintenant mettre de côté la piste pour se consacrer aux compétitions sur route, dans les années à venir.

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