Hockey - Éric Perrin a demandé aux Thrashers de lui trouver une nouvelle adresse

L'arrivée de nouveaux joueurs et la présence d'un nouvel entraîneur ont des effets négatifs sur la carrière d'Éric Perrin. Relégué à un rôle de soutien dans le quatrième trio des Thrashers, Perrin souhaite une transaction qui le sortira d'Atlanta.

«Je ne m'attendais pas à ça, c'est frustrant», confiait le sympathique athlète de Laval avant le match entre le Canadien et les Thrashers. «Il y a eu des signatures et je suppose qu'on veut donner la chance à d'autres. Il y a aussi l'entraîneur [John Anderson] qui me connaît moins. Il a ses idées, son style. Ça fait partie de la business du hockey.»

Une transaction

Perrin, 33 ans, deviendra joueur autonome sans compensation à la fin de la saison. Il a mandaté son conseiller Yves Dufort de faire des représentations auprès de la direction de l'équipe.

«Il s'est déjà entretenu avec le directeur général [Don Waddell]. Le message a été envoyé. Je ne peux quand même pas attendre éternellement. Ma carrière est en jeu», rappelle-t-il.

Jusqu'ici, les discussions ne mènent nulle part. «On nous a donné la réponse classique, dit-il. En attendant, je travaille et je fais ce que je dois faire.»

Perrin prendrait son mal en patience si l'équipe avait du succès. Mais avant d'affronter le Canadien, les Thrashers (8-12-3) occupaient le dernier rang de l'Association Est, ex aequo avec le Lightning de Tampa Bay.

«Les choses seraient plus faciles à prendre si l'équipe gagnait, dit-il. Pour moi, c'est toujours à recommencer. C'est l'histoire de ma carrière. Mais ce n'est pas mon premier barbecue», a imagé Perrin qui se retrouve une nouvelle fois sur le gril.

Un long parcours

Perrin a mis du temps avant d'atteindre la Ligue nationale après quatre belles saisons à l'université du Vermont où il a réécrit le livre des records avec son bon ami Martin St-Louis. Il a joué durant trois ans dans la Ligue internationale à Cleveland, à Québec (Rafales) et à Kansas City. Il a ensuite passé deux saisons en Finlande. De retour en Amérique du Nord, il a fait deux campagnes à Hershey (LAH) marquées de quatre matchs à Tampa Bay. Il est retourné en Europe, à Berne, durant l'année du lock-out. Puis sa carrière a pris son envol.

Il a disputé une saison (2006-07) à Tampa où il a marqué 13 buts et récolté 36 points. La saison dernière à Atlanta, il a inscrit 12 buts et amassé 45 points.

«Je suis un compétiteur et je sais que je peux en donner plus, dit-il. Je l'ai prouvé l'an passé.»

Cette année, Perrin affiche un rendement de 1-5-6. Son temps d'utilisation est inférieur à 15 minutes (14 min 24 s) par match, soit près de quatre minutes de moins qu'il y a un an.

Anderson, lui, se dit satisfait de la contribution de son petit joueur de centre. «On se parle régulièrement, dit-il. Cette année, il a un rôle plus défensif. C'est pourquoi je ne me préoccupe pas de ses points.»

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