Armstrong a rencontré les organisateurs du Tour de France

Paris — Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong a rencontré les organisateurs de la course pour leur faire part de son intention d'y participer l'année prochaine.

Le coureur américain a profité d'une escale à l'aéroport de Roissy en provenance des États-Unis pour rencontrer Christian Prudhomme, a déclaré hier le directeur de la course lors d'un point de presse.

«On a eu l'occasion d'en discuter ces derniers jours et il nous a dit qu'il allait venir sur le Tour, nous en avons pris acte, a déclaré Prudhomme. Aujourd'hui, ce n'est pas une surprise, c'était une surprise au moment de l'annonce de son retour en septembre. C'est finalement assez logique vu qu'il a bâti l'essentiel de sa carrière autour du Tour de France.»

Armstrong, qui a décidé de sortir d'une retraite de trois ans, s'est entretenu avec les dirigeants du Tour pendant un arrêt à Paris avant de faire route vers Nice puis les Canaries, où son équipe Astana est réunie pour un camp d'entraînement. Le président-directeur général de la société organisatrice du Tour de France, Jean-Étienne Amaury, et le directeur général du groupe Yann Le Moenner ont également assisté à l'entrevue.

«Il est venu nous expliquer qu'il souhaitait disputer le Tour de France, a dit Prudhomme. Il nous a dit que, quand il s'est dit qu'il allait revenir, il pensait au Tour de France.»

Armstrong, qui disputera également le Giro l'an prochain, a confirmé sa présence sur la Grande Boucle lundi. Il avait auparavant fait part de ses craintes pour sa sécurité pour justifier une éventuelle absence, mais Prudhomme a affirmé que le Texan ne lui avait pas demandé de dispositions particulières pour assurer sa protection.

Lundi soir, Armstrong avait déclaré qu'il avait besoin du Tour de France pour faire passer son message sur la lutte contre le cancer mais que le Tour avait aussi besoin de lui.

«Pour nous, ça ne se pose pas en ces termes, a réagi Prudhomme. Il a beaucoup fait pour la popularité du Tour de France dans les pays anglo-saxons, mais le Tour a 100 ans, c'est un monument qui s'est construit année après année. Les exploits des coureurs ne seraient pas ce qu'ils sont s'ils n'avaient pas été réalisés sur le Tour.»

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