Coupe Grey - Les Alouettes ne seraient pas là sans Calvillo, estime Marc Trestman

Marc Trestman a fait l’éloge d’Anthony Calvillo, hier en conférence de presse.
Photo: Agence Reuters Marc Trestman a fait l’éloge d’Anthony Calvillo, hier en conférence de presse.

Un homme qui a dirigé des quarts de renom dans la Ligue nationale de football et un autre qui sera éventuellement reconnu comme l'un des plus grands meneurs de jeu de l'histoire de la Ligue canadienne de football se sont lancés quelques passes à l'occasion du début des activités médiatiques en marge de la finale de la coupe Grey, hier après-midi au Stade olympique.

De bien jolies passes, pas à cause de leur précision, mais en raison des messages qu'elles véhiculaient.

La première est venue de l'entraîneur en chef Marc Trestman, qui n'est pas passé par quatre chemins pour résumer la contribution d'Anthony Calvillo aux succès de la formation montréalaise en 2008.

«Si Anthony Calvillo n'avait pas fait tout ce qu'il a accompli cette saison, nous ne serions pas dans cette pièce aujourd'hui. C'est aussi simple que cela, a affirmé l'entraîneur en chef recrue. Il a transcendé notre vestiaire depuis le premier jour du camp d'entraînement. Il a été la source d'espoir pour les autres joueurs et pour cette ville de profiter de cette opportunité qui se présente à nous.»

«C'est certain que nos succès auraient été plus mitigés si tous les joueurs de l'équipe n'avaient pas mis l'épaule à la roue, mais le facteur clé est toujours le quart, a ajouté Trestman. C'est lui qui dirige l'avion et il n'y a pas de pilote automatique. Et il a fait le travail.»

Trestman, qui a eu les Bernie Kosar, Steve Young et Rich Gannon sous ses ordres au cours des 25 dernières années, a énuméré une longue liste de qualités qui font de Calvillo un si grand leader à ses yeux. «Comme tous les quarts qui connaissent du succès, tout commence avec la préparation. Anthony y met le temps et l'effort, et il est plus exigeant envers lui-même qu'aucun entraîneur ne pourrait l'être envers lui. Il sait prendre soin de lui, il n'est pas difficile à gérer et il s'occupe de ses affaires. Et il donne l'exemple dans le vestiaire.»

Contribution globale

Lorsque Calvillo a remplacé Trestman sur la tribune principale, la première question qui lui a été posée a fait référence aux éloges de son entraîneur en chef. Avant d'encenser l'entraîneur recrue, il a d'abord effectué une latérale à tous ses complices sur le terrain et sur les lignes de côté.

«J'aimerais que ce soit aussi simple, a réagi le vétéran quart en prenant connaissance des propos de Trestman. Je sais quel rôle je joue avec cette équipe, mais je ne crois pas qu'il existe un quart pouvant dire qu'il est capable d'arriver à de tels résultats tout seul. L'équipe de soutien sur laquelle nous avons pu compter tout au long de l'année a été sensationnelle. Les joueurs devant moi sur la ligne offensive et tous mes autres coéquipiers m'ont également permis de travailler à l'aise derrière la ligne de mêlée.»

«Je sais que je dois lancer le ballon, a renchéri Calvillo, mais j'ai besoin d'autres gens autour de moi pour connaître du succès. Et cette année, il y a beaucoup de joueurs talentueux au sein de cette équipe et si nous sommes en position pour gagner le championnat de la ligue, c'est à cause de tout ce talent.»

Au fil de son point de presse, Calvillo a relaté deux initiatives de Trestman qui l'ont vivement impressionné, la première relative à l'aspect football. «Lorsque Marc et les coordonnateurs offensifs ont préparé le livre de jeux à l'attaque, il m'a appelé, ainsi que [Ben] Cahoon, [Kerry] Watkins et [Bryan] Chiu dans le simple but d'obtenir notre opinion et pour aller chercher d'autres idées. Il aurait pu se présenter dans le vestiaire et diriger à sa manière, mais au contraire, il s'est montré réceptif à ce que nous avions à dire. C'est un geste remarquable de sa part que d'avoir pris la peine de consulter les vétérans.»

L'autre initiative se situe dans un tout autre créneau et montre, selon Calvillo, le niveau de sensibilité de Trestman. «Marc a apporté beaucoup au niveau de notre attaque et de l'attitude générale de l'équipe, mais au-delà de ces aspects, il est probablement le premier entraîneur en chef pour lequel j'ai joué qui affiche autant d'humilité, pas seulement sur le terrain mais aussi à l'extérieur.»

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