Le Canadien - Les vétérans Bégin et Dandenault rongent leur frein chez le Tricolore

Deux vétérans chez le Canadien rongent leur frein. Confinés à un rôle de réserviste, les Québécois Steve Bégin et Mathieu Dandenault doivent sûrement se demander s'ils figurent avantageusement dans les plans d'avenir de l'équipe, à très brève échéance.

Aucun des deux n'est allé demander des explications à l'entraîneur Guy Carbonneau, mais ça ne saurait tarder.

«Si l'équipe n'a pas de plan pour moi, j'aimerais qu'on me le fasse savoir, a affirmé Bégin, samedi soir, à la suite de la défaite du Tricolore. La saison est encore jeune, on va voir ce qui va se passer. Dans le moment, on avale la pilule et on travaille fort, en attendant d'avoir à nouveau la chance de jouer.»

Bégin n'a pris part qu'à cinq matchs cette saison tandis que Dandenault, qui a disputé huit rencontres, a été laissé de côté dans les trois dernières. Il n'a pas rejoué depuis la victoire face au Wild du Minnesota, au cours de laquelle il a écopé une fort mauvaise pénalité.

Carbonneau a indiqué, avant le match à Columbus vendredi, qu'il ferait confiance au même groupe de 12 attaquants et que le dur à cuire Georges Laraque serait utilisé sur une base régulière. Ce qui augure mal pour Bégin et Dandenault, qui écoulent leur dernière année contractuelle.

«Ça fait trois matchs de suite que je ne joue pas, je n'ai pas posé de question encore, a brièvement commenté Dandenault, samedi. Est-ce que je vais tolérer la situation longtemps? Je ne le sais pas, on verra. Actuellement, je travaille fort et on verra par la suite. C'est tout ce que j'ai à dire dans le moment.»

Bégin, qui dissimule plutôt mal son mécontentement, ne veut pas créer de remous. Mais il n'acceptera pas la situation éternellement.

«Je ne vais pas tolérer ça longtemps. Peut-être que les choses vont changer, on va patienter quelque peu. Si je vois qu'il ne se passe rien, j'irai poser des questions.»

Le fougueux Trifluvien âgé de 30 ans estime pouvoir rendre encore de précieux services au Canadien.

«C'est sûr que je veux jouer, que je veux faire partie de l'équipe. Prendre part à un match de temps à autre, c'est difficile. Tu joues nerveusement, tu ne peux pas vraiment te faire valoir. J'aimerais jouer quelques matchs collés.»

«J'estime avoir plusieurs autres saisons devant moi et, cette saison, je suis en santé. Je me sens bien», a-t-il conclu.

Quatrième trio onéreux

Carbonneau a maintes fois évoqué la profondeur de l'équipe cette saison. Mais cette profondeur vient avec un coût élevé. Les cinq membres qui luttent pour un poste au sein du quatrième trio grugent 6 050 000 $US de la masse salariale de l'équipe d'environ 54 millions.

Quand Bégin (1,3 million) et Dandenault (1,75) sont laissés de côté, c'est plus de 3 millions qui se retrouvent sur la tribune de presse. Laraque touche un salaire de 1,5 million, Tom Kostoupolos de 900 000 $ et Maxim Lapierre de 600 000 $.