Canadien de Montréal - Balsillie nie avoir déclaré que l'équipe est à vendre

L'avocat du co-chef de la direction de la compagnie Research in Motion (RIM), Jim Balsillie, affirme que l'homme d'affaires n'a jamais dit au quotidien La Presse que le Canadien de Montréal était à vendre. C'est ce qu'a indiqué hier à La Presse canadienne Me Richard Rodier, qui s'occupe des questions touchant le hockey pour l'homme d'affaires.

«M. Balsillie, à qui j'ai parlé ce matin, m'a affirmé qu'il n'avait pas déclaré à cette journaliste que le Canadien était à vendre, a dit Rodier. J'ajouterai qu'il n'est pas au courant de ce dossier.»

Il a déclaré que Balsillie et lui «étaient sous le choc» quand ils ont pris connaissance de cette histoire et que Balsillie s'était empressé d'envoyer un courriel d'excuses à George Gillett, le propriétaire du Canadien.

Les journalistes du quotidien de la rue Saint-Jacques maintiennent toutefois leur version. Au cours d'un entretien téléphonique, le journaliste Jean-François Bégin de La Presse, qui n'était pas présent lors de l'entrevue que Balsillie a accordée à Sophie Cousineau et au photographe Bernard Brault, se demande bien pourquoi sa consoeur aurait placé des mots dans la bouche de l'homme d'affaires, comme le prétend maintenant le clan Balsillie-Rodier.

Ce dernier a ajouté que Balsillie avait rencontré le propriétaire du Canadien à plusieurs occasions et qu'il n'avait jamais été question de la vente du club du hockey. «Jamais n'a-t-il été question d'un investissement dans le Canadien de Montréal, de son achat ou simplement que l'équipe soit en vente.»

Rodier a aussi déclaré que Balsillie était depuis longtemps un grand amateur du Canadien et qu'il vouait un grand respect à l'organisation. «C'est absolument vrai [100 % true] qu'ils ont discuté de son amour du club et de ses nombreuses visites au Centre Bell, mais de son intérêt pour acquérir le club ou que le Canadien était à vendre, jamais.»

C'est là que les versions diffèrent grandement. Selon Bégin, sa consoeur a alors dit à Balsillie qu'il était dommage que le club n'était pas à vendre, ce à quoi il a rétorqué «qu'il l'était bien». Cousineau a alors demandé à Balsillie s'il déménagerait le club s'il s'en portait acquéreur, ce à quoi il a répondu «que ce serait un péché», ce que l'avocat de Balsillie n'a pas nié. «Il a bien dit ça, car le Canadien de Montréal, c'est l'équipe de Montréal.»

Rodier a ensuite précisé que Balsillie manifestait de l'intérêt pour la formation montréalaise, mais qu'il ne pouvait être financier dans la mesure où l'équipe n'est pas à vendre, à sa connaissance.

Du côté du Tricolore, le vice-président aux communications, Donald Beauchamp, a été très clair: le Canadien n'est pas à vendre. Il a ajouté que l'équipe n'émettrait aucun autre commentaire et il a invité La Presse canadienne à s'adresser aux bureaux de Balsillie.

Jim Balsillie, qui cherche à obtenir une équipe de la Ligue nationale de hockey, aurait affirmé que le Canadien de Montréal est à vendre au cours d'une entrevue réalisée par le quotidien montréalais au siège social de RIM à Waterloo, en Ontario.

Joint au téléphone par le quotidien montréalais, Gillett a nié les propos de Balsillie. Dérangé par ces propos, Gillett a même demandé au commissaire de ligue, Gary Bettman, de téléphoner au quotidien pour confirmer que le Tricolore n'était pas à vendre.