Les Blue Jackets misent sur deux des plus beaux espoirs de la LNH

Les Blue Jackets de Columbus misent sur deux des plus beaux espoirs de la Ligue nationale. Derick Brassard, 21 ans, et Jakub Vocarek, 19 ans, dominent la colonne des pointeurs des Blue Jackets malgré un temps d'utilisation inférieur à 14 minutes par match.

«C'est parce qu'ils n'écoulent pas les pénalités, se défend Ken Hitchcock. Il faut être prudent avec les jeunes, ajoute l'entraîneur des Blue Jackets. Il faut les employer dans des situations qui leur permettront d'avoir du succès. Le danger qui les guette est une perte de confiance.»

Brassard présentait un dossier de 5-7-12 avant le match contre le Canadien, un sommet à Columbus. Selon Hitchcock, le jeune Hullois apprend à être compétitif tous les soirs.

«Il s'améliore, mais il faut demeurer vigilant, prévient-il. Il a déjà frappé le "mur" à deux reprises cette saison. Les matchs, les déplacements, la façon de se nourrir, les entraînements, les changements comme l'altitude au Colorado sont autant de facteurs qui peuvent piéger un jeune. Et cette semaine, il a été malade [intoxication alimentaire]. Il a perdu huit livres. Ça fait beaucoup même s'il est talentueux et très confiant.» Hitchcock est aussi très élogieux à l'égard de Voracek (3-7-10), l'ancienne vedette des Mooseheads de Halifax.

«Il est très patient lorsqu'il est en possession de la rondelle. Il voit aussi toutes les options qui se présentent sur la patinoire. Généralement, un joueur va voir une option. Lui, il peut en identifier trois. Il est calme et fait presque toujours le bon jeu. C'est pourquoi on l'emploie à l'un des points d'appui en supériorité numérique.»

Les Blue Jackets n'ont jamais participé aux séries depuis leur entrée dans la LNH en 2000-01. Les insuccès de l'équipe commencent à se faire sentir aux guichets. L'équipe affiche une moyenne de 13 519 spectateurs par match cette saison, ce qui représente une importante diminution par rapport à la moyenne (16 723) enregistrée en plus de sept saisons. À cela s'ajoute la crise économique qui frappe de plein fouet l'État de l'Ohio. «Les équipes canadiennes ont toujours un sentiment d'urgence en raison de la popularité du sport au Canada. On peut dire la même chose des six équipes d'origine. Maintenant, c'est notre tour. Et ce n'est pas trop tôt», fait valoir Hitchcock.