Tour de france - Leonardo Piepoli a subi un contrôle antidopage positif

Leonardo Piepoli s’était imposé à Hautacam dans les Pyrénées, au terme de la 10e étape de la Grande Boucle 2008.
Photo: Agence France-Presse (photo) Leonardo Piepoli s’était imposé à Hautacam dans les Pyrénées, au terme de la 10e étape de la Grande Boucle 2008.

Rome-Paris-Berlin — Le cycliste Leonardo Piepoli va être entendu par le Comité olympique italien (CONI) après avoir été contrôlé positif à deux reprises sur le Tour de France à la CERA, une EPO améliorée, tandis que le coureur allemand Stefan Schumacher, soupçonné d'avoir utilisé la même substance, a été suspendu par son équipe.

Le procureur antidopage du CONI a annoncé hier dans un communiqué que Piepoli devait être entendu vendredi. L'Italien a été contrôlé positif les 4 et 15 juillet sur le Tour cette année, a confirmé le président de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Pierre Bordry.

Également hier, Hans-Michael Holczer, le responsable de l'équipe de Stefan Schumacher (Gerolsteiner), vainqueur des deux contre-la-montre lors du dernier Tour de France dont il porta le maillot jaune pendant deux jours, a déclaré qu'il avait reçu confirmation par le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, de la positivité du coureur à la CERA. Il a ajouté qu'il avait suspendu Schumacher immédiatement.

Bordry n'a pas confirmé le contrôle positif de l'Allemand.

La Fédération allemande a ajouté qu'elle sanctionnerait Schumacher. «Les poursuites, avec pour but la suspension la plus longue possible, commenceront mardi [aujourd'hui]», a déclaré le président de la fédération, Rudolf Scharping.

Au mois de juillet, Piepoli, qui risque deux ans de suspension, avait été limogé par son équipe, la Saunier Duval, pour violation du code éthique de la formation. Son équipier Riccardo Ricco, qui a lui aussi été limogé, a été suspendu deux ans par le CONI la semaine dernière après avoir admis s'être dopé pendant le Tour.

Ricco, vainqueur de deux étapes sur le Tour, avait été testé positif à la CERA grâce au test urinaire. Sa culpabilité avait été annoncée pendant la course.

«Je confirme les informations du CONI, j'ai informé le procureur antidopage à Rome, il a fait le nécessaire», a déclaré à l'Associated Press le président de l'agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Pierre Bordry. «Et je confirme aussi pour Ricco, qui a été contrôlé positif avant le départ du Tour à Brest [4 juillet] et à Toulouse [15 juillet].»

L'AFLD, dotée d'un test sanguin de détection de l'EPO de type CERA, a fait réaliser au laboratoire de Châtenay-Malabry l'analyse de prélèvements sanguins du dernier Tour de France appartenant à plusieurs cyclistes suspects mais qui n'avaient pas pu être démasqués grâce au test urinaire.

Les résultats des analyses du laboratoire français ont été recoupés avec ceux des analyses effectuées à Lausanne, où les échantillons étaient gardés depuis le Tour.

À la suite de Piepoli et Ricco, d'autres coureurs pourraient tomber dans les prochains jours. Pour des raisons de procédure, le président de l'AFLD ne peut pas divulguer l'identité des coureurs pris dans les mailles du filet avant de les avoir avertis.

Bordry a refusé de dire s'il avait informé d'autres coureurs de leur positivité hier.

«Je n'ai pas d'information à vous donner en la matière», a-t-il dit.