Dopage: pas question de nouvelles analyses, dit Armstrong

Paris — Le septuple vainqueur du Tour de France, Lance Armstrong, a refusé mercredi la proposition de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de procéder à de nouvelles analyses des échantillons prélevés pendant le Tour de France 1999.

L'AFLD avait proposé quelques heures plus tôt à Armstrong ces nouvelles analyses des échantillons B pour lui donner la chance de prouver «sa bonne foi».

Armstrong, âgé de 37 ans, a décidé de sortir de sa retraite pour tenter de gagner la Grande Boucle une huitième fois.

«En 2005, des recherches avaient été effectuées sur des échantillons d'urine des Tours de France 1998 et 1999, a répondu Armstrong dans un communiqué. Cette recherche a fait l'objet d'une enquête indépendante, et les conclusions de l'enquête ont été que les échantillons de 1998 et 1999 n'avaient pas été conservés convenablement [...] et que même il y a trois ans leur analyse n'avait pas pu fournir de résultat probant. Il n'y a tout simplement rien que je puisse accepter qui fournirait une preuve pertinente à propos de 1999.»

L'agence avait précisé qu'en cas de résultats positifs le cycliste américain ne pourrait pas être la cible d'une procédure disciplinaire, «compte tenu du délai de prescription de huit ans prévu par l'article 17 du code mondial antidopage».

Armstrong a été soupçonné d'avoir utilisé de l'EPO lors de sa première victoire sur le Tour en 1999.