La compétition à l'interne fait du Canadien une meilleure équipe

Il restait encore quelques recrues comme Max Pacioretty, Ben Maxwell et Yannick Weber dans les parages, hier midi, au Centre Bell, quelques heures avant le match préparatoire contre les Red Wings de Detroit. Mais on sentait que le temps était venu de passer aux choses sérieuses.

«On n'est plus que 26 ou 27 joueurs et ils ont tous des chances de jouer dans la Ligue nationale», a souligné Guy Carbonneau.

Le temps est donc venu, chez le Tricolore, de passer à un autre niveau de préparation en vue du début du calendrier régulier. Une campagne qui augure bien pour la formation montréalaise — pas seulement à cause des énormes progrès effectués l'an dernier, mais aussi parce que la compétition à l'interne est plus forte que jamais au sein de l'équipe.

Ce qui signifie que les joueurs n'auront pas le choix. Ils devront donner leur maximum à tout moment, tout au long de l'hiver.

«On en est rendu là dans l'évolution de notre équipe, a souligné Carbonneau. Ça a commencé il y a deux ans. C'est à ce niveau-là que Bob Gainey a fait du bon travail, d'abord à Dallas, et maintenant à Montréal, au moyen du repêchage. Il faut qu'il y ait des joueurs qui poussent à l'interne, tu ne peux pas toujours aller chercher des joueurs à l'externe.»

«La saison dernière, un joueur comme Guillaume Latendresse a pris du galon, Sergei Kostitsyn s'est greffé à l'équipe et Andrei Kostitsyn a connu une bonne saison, ce qui a poussé les autres joueurs à mieux faire», a ajouté l'entraîneur. «Aussi, tout le monde est revenu cette saison avec le désir de montrer que la saison dernière n'était pas une erreur de parcours. C'est plaisant pour les entraîneurs de voir ça. On n'a pas besoin de pousser les joueurs, ils se poussent les uns les autres.»

Ce qui fait qu'un jeune défenseur comme Ryan O'Byrne, qui était pourtant avec l'équipe la saison dernière, ne sent pas que son poste lui est acquis. «Tu ne peux jamais te permettre de te sentir comme ça, a affirmé O'Byrne. Surtout pour un joueur dans ma situation, qui a disputé seulement 33 matchs la saison dernière. C'est quand tu te sens en sécurité que quelqu'un risque de venir voler ton poste.»

«Nous avons plusieurs bons joueurs, de bons jeunes qui s'en viennent, nous sommes des aspirants sérieux au titre cette année et il n'y a rien de coulé dans le ciment, alors je considère que je me bats pour un poste, a ajouté l'arrière de 24 ans. Pour un poste au sein de l'équipe, et aussi pour un poste parmi les six premiers défenseurs.»

Guillaume Latendresse fait partie du décor depuis un bon moment mais il sait qu'il doit surveiller ses arrières lui aussi. Ce qui fait qu'il est prêt à tout pour contribuer aux succès de l'équipe. «Qu'on me demande de jouer à l'aile gauche ou à l'aile droite, je vais le faire, a-t-il dit. C'est le même travail pour moi.»

Même un joueur de premier plan comme Mike Komisarek dit ne pas se sentir entièrement à l'aise dans un contexte aussi compétitif.