Les «gros oreillers blancs» d'Arturs Irbe dérangent - Les Leafs font des cauchemars

Toronto — Un sentiment de frustration, d'impuissance et de résignation se lisait sur les visages des Maple Leafs de Toronto après la défaite de 3-0 qu'ils venaient d'encaisser face aux Hurricanes de la Caroline. En déficit de 3-1 dans cette finale de l'Association Est, les Maple Leafs ne semblent pas avoir les ressources nécessaires pour prolonger la série au-delà du cinquième match qui sera disputé, ce soir, à Raleigh.

Mats Sundin et Alexander Mogilny reviennent de blessures et ils n'ont pas encore retrouvé leurs moyens. On peut en dire autant de Darcy Tucker et Tie Domi, deux joueurs de soutien qui ont leur utilité lorsqu'ils sont en santé. Gary Roberts, leur grand leader dans ces séries, n'arrive pas à percer la défense hermétique des Hurricanes. Même leur entraîneur Pat Quinn, qui a souffert d'arythmie, a dû passer la nuit de jeudi à hier à l'unité coronarienne du Toronto General Hospital.


«Rien n'est joué, a déclaré Sundin. Nous nous croyons toujours capables de vaincre les Hurricanes. Sauf qu'il nous manque un petit quelque chose. On n'a pas de fini autour du filet», a constaté le capitaine des Leafs.





De gros oreillers blancs


Pour l'emporter, les Leafs devront trouver le fond du filet. Jeudi, Arturs Irbe a bloqué 31 rondelles pour enregistrer son premier jeu blanc en 44 matchs éliminatoires. Les Leafs semblent victimes d'un blocage psychologique face au petit gardien letton. «Presque tous les gardiens ont adopté le style papillon. Mais pas lui, a fait remarquer Mogilny. Il vous défie avec ses jambières qui ressemblent à de gros oreillers blancs. Ça fait 10 ans qu'il joue avec le même équipement. À mon avis, il devrait le ranger dans le placard. Irbe est l'un des gardiens les plus difficiles à déjouer.»


Les Leafs risquent d'établir un record d'équipe peu enviable s'ils ne parviennent pas à marquer deux buts advenant une défaite ce soir.