Ski alpin - Mélanie Turgeon termine 18e au premier super G de la saison

La Québécoise Mélanie Turgeon a amorcé sa saison en Coupe du monde de ski alpin hier en terminant au 18e rang du super G disputé à Aspen, au Colorado.

«Je ne saute pas de joie avec une 18e place», a lancé d'emblée la jeune skieuse lors d'un appel-conférence. «J'aurais aimé faire mieux. Mais bon, j'ai fait des virages solides et la glace est brisée.»

L'épreuve a été remportée par l'Allemande Hilde Gerg, qui a inscrit un temps de 1 min 17 s 89. Elle a devancé la Croate Janica Kostelic (1 min 17 s 95) et l'Italienne Isolde Kostner (1 min 18 s) sur le podium.

La piste retenue était, au dire de la skieuse originaire de Beauport, en excellente condition, même si ce n'est pas le genre de tracé qui convient le mieux à son style. Elle a donc joué son va-tout.

«J'ai pris des risques et j'ai commis deux grosses erreurs en début de parcours qui m'ont probablement coûté trois ou quatre dixièmes de seconde. Sinon, je serais probablement dans le top 10, ce qui était mon objectif.»

Erreurs mentales ou techniques?

«Des erreurs techniques, a-t-elle confirmé. Il y a eu quelques changements de terrain. J'ai dû éviter quelques trous, je me suis fait brasser la cage et j'ai été projetée à l'extérieur de ma ligne. Une autre fois, j'ai pris une ligne trop large. Ça arrive, ce genre d'erreur, et ce sont les filles qui en font le moins qui gagnent [rires]. Hilde Gerg est d'ailleurs exceptionnelle pour maintenir sa ligne du haut en bas.»

Turgeon (1 min 19 s 31) a précisé que la piste était en excellente condition mais qu'elle représentait un défi pour les skieuses qui étaient moins familiarisées avec le tracé.

«Les conditions de piste et de lumière ont forcément changé en une heure — pour les 30 premières —, mais ce ne fut pas significatif. Il y a par contre beaucoup d'endroits sur la piste où on ne voyait pas la porte suivante.»

Turgeon reconnaît que c'est peut-être ce qui explique la présence des Américaines Kirsten Clark (4e), Caroline Lalive (9e) et Jonna Mendes (10e) parmi les dix premières.

La skieuse est reconnue pour ses lents débuts de saison, et la course d'hier n'a pas fait d'exception.

«C'est le début de la saison, je n'ai jamais été une skieuse reconnue pour commencer l'année avec force alors qu'il y a des filles qui commencent très fort. Mais l'histoire va être différente à Lake Louise», a-t-elle ajouté, faisant allusion à la première descente qui aura lieu le 6 décembre dans la ville albertaine.

L'an dernier, Turgeon n'avait pas pu s'entraîner en raison d'une blessure avant les épreuves de Lake Louise. Elle avait néanmoins réussi une quatrième position lors de l'une des deux descentes.

«Je suis très confiante en vue de cette épreuve», dit-elle.

La Québécoise reconnaît qu'elle aurait préféré amorcer sa saison avec une descente plutôt qu'un super G mais qu'elle ne pouvait tenir rigueur au calendrier.

«Moi, j'aurais préféré, mais il y a des filles qui ont déjà fait trois géants.»

Turgeon a été la meilleure des Canadiennes en lice puisque Geneviève Simard a pris le 32e rang (1 min 20 s 81), Britt Janyk, le 37e (1 min 22 s 70), Sophie Splawinski, le 39e (1 min 23 s 86), et Kelly Vanderbeek, le 40e (1 min 23 s 89). Emily Brydon et Cristina Risler n'ont pas pu compléter le parcours.