La skieuse québécoise amorce sa saison aujourd'hui au Colorado - Mélanie Turgeon est de retour sur ses skis

À la veille de disputer sa première épreuve de la Coupe du monde, Mélanie Turgeon était toujours aussi optimiste d'atteindre son objectif en vue de la saison 2002-2003, soit terminer parmi les cinq premières au classement cumulatif dans ses deux spécialités, la descente et le Super-G.

«La neige est impeccable, on annonce du beau temps pour la course et je me sens vraiment bien sur mes skis», a-t-elle résumé hier à quelques heures de la première épreuve du Super-G de la saison, qui aura lieu aujourd'hui à Aspen, au Colorado, à partir de midi, heure du Québec.

«Mon dos va bien depuis deux semaines et demie, mais en même temps, c'est l'expérience qui rentre, ajoute-t-elle. Je me sens plus confiante, plus calme. J'ai eu de bons camps sur neige cet été, l'entraînement physique s'est bien passé, je n'ai pas eu de tracas comme par le passé. Je suis davantage en contrôle de ce que je peux faire sur la piste.»

Après s'être retrouvée au 18e échelon au Super-G et au 19e en descente la saison dernière, Turgeon s'estime en mesure de renouer avec le succès qu'elle avait connu en 1999-2000 et 2000-2001 sur le circuit de la Coupe du monde. Elle avait alors terminé deuxième et quatrième, respectivement, au classement cumulatif dans la discipline du Super-G. En descente, elle avait pris les neuvième et sixième rangs.

Pour se maintenir parmi les meilleures, elle vise de terminer régulièrement parmi les dix premières au fil des courses, à commencer par aujourd'hui à Aspen.

«Il y a deux ans, à Aspen, j'avais enfourché une porte à 80 km/h, alors je n'avais pas connu une très bonne expérience, dit-elle. C'est une piste difficile et j'étais beaucoup trop stressée. J'y vais cette fois sans pression, pour le plaisir, en me donnant le défi de dominer la piste, et non de me laisser dominer par elle. Je vais skier pour moi, et m'en tenir exactement ce que je fais à l'entraînement, ne pas essayer d'en faire trop.»

«Mais c'est une longue saison, alors peu importe le résultat à Aspen, le plus important pour moi, c'est la constance. Parfois, ça arrive de se retrouver sur le podium un peu par hasard, sans trop savoir comment on a fait pour se rendre là. Mais pour s'y retrouver régulièrement, il faut plus que de la chance. Maintenant, avec l'expérience et la maturité, je pense que c'est réaliste pour moi de viser aussi haut.»

Encore une fois cette année, et malgré ses 26 ans seulement, Turgeon sera la doyenne de la délégation québécoise sur le circuit de la Coupe du monde. Après quelques années en solo, elle dit prendre plaisir à la présence de vedettes montantes au sein de l'équipe canadienne.

«Je vis de l'énergie de mes coéquipières, affirme-t-elle. Pour Geneviève [Simard], Anne-Marie [Lefrançois] et Emily [Brydon], notamment, tout va bien et l'esprit d'équipe est très bon, meilleur que jamais en fait. Les personnalités de chacune s'adonnent très bien.»

La première descente de la saison aura lieu à Lake Louise, en Alberta, le 6 décembre.

Turgeon participera ensuite aux épreuves de descente et du Super-G à Val d'Isère en France, Lenzerheide en Suisse, Innsbruck Patscherkofel en Autriche, Cortina d'Ampezzo en Italie, Sierra Nevada en Espagne et Lillehammer en Norvège sur le circuit de la Coupe du monde.

Elle prévoit aussi prendre part aux championnats du monde, qui auront lieu à St-Moritz en Suisse du 2 au 16 février, ainsi qu'aux championnats canadiens, qui se dérouleront du 21 au 26 mars à Whistler, en Colombie-Britannique.