Séries éliminatoires de la LNH - Les souvenirs du passé viennent hanter Fleury

Marc-André Fleury, auteur de 40 victoires en saison régulière, a connu une soirée peu commode, ayant été mis à l’épreuve 36 fois.
Photo: Agence Reuters Marc-André Fleury, auteur de 40 victoires en saison régulière, a connu une soirée peu commode, ayant été mis à l’épreuve 36 fois.

Ottawa — Avant même qu'il n'y mette les pieds à l'issue de la séance d'entraînement des siens, hier, une douzaine de journalistes attendaient Marc-André Fleury devant l'emplacement qu'il occupe dans le vestiaire des Penguins de Pittsburgh, à la Place Banque Scotia.

Un comité d'accueil que le toujours souriant jeune gardien aurait souhaité plus restreint. C'est que Fleury en a marre qu'on laisse entendre qu'il compose mal avec la pression. On lui rappelle l'erreur fort coûteuse commise en finale du Championnat du monde junior en 2004 ainsi que ses insuccès en séries d'après-saison, tant dans les rangs juniors que dans la Ligue américaine.

Les six buts qu'il a accordés avant d'être remplacé à mi-chemin du dernier vingt, mercredi, à sa première sortie en séries de la coupe Stanley, n'ont fait que raviver de douloureux souvenirs.

«On m'en parle à tous les jours, je commence à être tanné, a avoué le Sorellois âgé de 22 ans, en s'efforçant de garder le sourire. J'essaie d'oublier, mais on me le rappelle tout le temps. Je dois passer à autre chose, ça fait quelques années déjà.»

Fleury, auteur de 40 victoires en saison régulière, a connu une soirée peu commode, ayant été mis à l'épreuve 36 fois, mais il n'est pas le seul à blâmer. Ses coéquipiers, Sidney Crosby en particulier, ainsi que l'entraîneur Michel Therrien l'ont affirmé après le duel initial, et ils l'ont de nouveau souligné à grands traits, hier.

«Marc-André n'a rien à voir [dans la défaite], a insisté Crosby. On doit s'assurer d'être meilleurs devant lui, c'est tout.»

Therrien a même avancé que Fleury avait permis à l'équipe de demeurer dans le coup.

«Heureusement que Marc-André a été excellent, sinon ç'aurait été pire, a souligné Therrien. Il a été confronté à une forte pression des Sénateurs dès le départ. Il a réalisé de gros arrêts qui nous ont permis de rester dans le match. Les gars devant lui ne l'ont pas beaucoup aidé.»

Therrien a expliqué avoir patienté jusqu'à la pause télé qui a suivi le sixième but des Sénateurs, avant de le remplacer, parce qu'il a voulu éviter l'humiliation de la foule.

«Michel et moi avons eu une brève discussion pendant la séance d'entraînement. Je suis heureux de la confiance qu'il me témoigne.»

«Ce n'est pas après un seul match qu'on va dire que je ne peux pas m'illustrer en séries, a résumé Fleury, qui a confié avoir eu de la difficulté à trouver le sommeil, mercredi soir. Comme équipe, on va devoir jouer nettement mieux qu'on l'a fait.»