Finale de l'Est - Les Alouettes veulent se racheter pour le rendez-vous raté de l'an dernier

La présentation de la finale de l'Est devant 57 000 spectateurs au Stade olympique demain constitue, pour plusieurs joueurs des Alouettes, une occasion unique de faire amende honorable pour le rendez-vous raté de la coupe Grey, l'an dernier.

Ils ont la ferme intention d'offrir ce «prix de consolation» à leurs partisans, en route vers une participation au match de la coupe Grey.

«C'est la chance pour nous de nous racheter parce que nous avons laissé tomber nos partisans l'an dernier», a lancé le centre Bryan Chiu hier en parlant de l'affrontement contre les Argonauts de Toronto.

Les Alouettes devaient se rendre jusqu'à la coupe Grey, l'an dernier, et plus de 65 000 personnes avaient fait le pari qu'ils seraient de la partie au stade.

Mais l'équipe s'est totalement effondrée en deuxième moitié de saison avant de s'incliner en demi-finale de la section Est.

«Les amateurs de Montréal sont tous derrière nous malgré les échecs que nous avons connus au cours des dernières années, a souligné Chiu, originaire de Vancouver. Le moment est arrivé de leur montrer notre appréciation, de les remercier de leur patience. Cette fois, nous ne voulons pas rater notre coup.»

D'autres joueurs, comme le secondeur Stefen Reid, ne veulent plus revenir sur la débandade de 2001.

«L'an dernier, c'est du passé pour moi, a-t-il mentionné. Tout le monde dans l'équipe centre les efforts pour gagner le championnat cette année, peu importe ce qui est arrivé par le passé. Nous nous estimons choyés d'avoir la chance de disputer la finale chez nous, devant une grosse foule, et nous sommes confiants de l'emporter. Personnellement, je suis content d'être encore avec l'équipe, compte tenu des nombreux changements qui ont été apportés.»

Matthews veut du bruit

L'avantage de miser sur une foule partisane dans un stade fermé a été le principal sujet de discussions pendant la rencontre de presse avec l'entraîneur Don Matthews.

«Une foule bruyante peut occasionner beaucoup de problèmes à l'attaque adverse. Le quart-arrière a plus de difficulté à se faire entendre quand il veut modifier un jeu ou mettre le ballon en jeu à la ligne de mêlée», a-t-il souligné.

Une atmosphère infernale

Matthews a évoqué le match de la coupe Grey de 1994, que les Stallions de Baltimore ont disputé devant 55 000 personnes au B.C. Place contre les Lions de la Colombie-Britannique.

«L'atmosphère était infernale et la communication sur le terrain était très difficile entre les joueurs. J'espère donc que nos partisans feront beaucoup de bruit quand les Argonauts seront en possession du ballon et qu'ils seront moins bruyants quand nous aurons le ballon», a-t-il dit.

La foule est un avantage important pour les Alouettes, mais comme l'a rappelé Matthews, «nous n'avons pas volé cet avantage, à cause de notre fiche de 13-5 en saison régulière».