Wimbledon adopte l'équité salariale

Amélie Mauresmo, la gagnante de l’édition 2006 du tournoi de tennis de Wimbledon.
Photo: Agence France-Presse (photo) Amélie Mauresmo, la gagnante de l’édition 2006 du tournoi de tennis de Wimbledon.

Londres — Après des années de réticence, Wimbledon a cédé à la pression populaire et annoncé hier que les joueurs et joueuses toucheraient désormais les mêmes sommes.

Le All England Club a annoncé au cours d'une conférence de presse que la décision de se conformer aux autres tournois du Grand Chelem avait été prise et que les hommes et les femmes toucheraient les mêmes prix à tous les stades du tournoi.

«Le tennis est l'un des rares sports dans lequel les femmes et les hommes concourent dans la même épreuve en même temps», a déclaré le président du club, Tim Phillips. «Nous pensons que notre décision d'offrir un prize money équivalent donne une impulsion au jeu dans son ensemble et reconnaît l'énorme contribution des joueuses à ce sport et à Wimbledon. En bref, c'est bon pour le tennis, bon pour les joueuses et bon pour Wimbledon.»

L'an passé, le vainqueur masculin Roger Federer a reçu un chèque de 655 000 livres (près de 1,5 million $CAN) alors qu'Amélie Mauresmo, lauréate du tournoi féminin, avait dû se contenter de 625 000 livres (environ 1,4 million).

L'US Open et l'Open d'Australie offrent des sommes égales depuis des années. À Roland-Garros, les vainqueurs des tournois masculin et féminin perçoivent les mêmes prix depuis l'an dernier, mais la dotation globale du tournoi masculin était restée supérieure.

Dès cette année, les responsables des Internationaux de France pourraient décider d'aligner la dotation globale du tournoi féminin sur celle de l'épreuve masculine.

«La FFT avait engagé en relation avec la WTA un processus d'égalisation des prix», a déclaré à l'AP Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération française de tennis. En 2006, le tournoi de Roland-Garros avait donc décidé que les prix versés aux vainqueurs des simples seraient identiques. La FFT n'entend pas s'en tenir aux décisions de 2006. D'ores et déjà, cette question est inscrite à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Comité exécutif de Roland-Garros, le 16 mars prochain, présidé par Christian Bîmes (président de la FFT). C'est à cette occasion que la décision sera arrêtée et communiquée.

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