Le Canadien affronte les Predators à Nashville, ce soir - Higgins a pu accompagner ses coéquipiers

Plus de peur que de mal pour Chris Higgins.
Photo: Agence Reuters Plus de peur que de mal pour Chris Higgins.

Guy Carbonneau avait raison d'être inquiet en arrivant au Centre Bell hier matin. Chris Higgins n'avait pu terminer le match contre les Capitals de Washington en raison, semble-t-il, d'une blessure à une épaule.

Les premiers examens n'avaient révélé rien de bien encourageant non plus. C'est donc avec soulagement que l'entraîneur a accueilli la bonne nouvelle: la blessure dont souffre Higgins n'est pas sérieuse. Le jeune Américain a même pu accompagner ses coéquipiers à Nashville où le Canadien affrontera les Predators, ce soir.

«La blessure est moins sérieuse qu'on le craignait. Il pourrait jouer contre les Predators, ou encore samedi contre les Islanders de New York», a annoncé Carbo de son plus beau sourire.

Higgins se serait blessé en venant en collision avec le défenseur John Erskine derrière le filet des Caps.

Carbonneau a reconnu qu'une absence prolongée de Higgins aurait handicapé l'équipe. L'ailier gauche semble vouloir débloquer en attaque alors qu'il est à nouveau réuni avec Saku Koivu et Michael Ryder. Contre les Caps, il a inscrit deux buts, ses 15e et 16e, en plus d'enregistrer cinq tirs, un sommet chez le Canadien.

«Ils ont été notre meilleur trio contre Washington. Ils ont retrouvé leur synchronisme», a fait valoir Carbo.

Si Higgins ne peut jouer, Guillaume Latendresse le remplacera dans le premier trio.

Le Canadien s'engage dans le dernier droit de la saison, privé, malgré tout, de plusieurs éléments: le gardien Cristobal Huet, le défenseur Craig Rivet, l'ailier droit Alex Kovalev et l'ailier gauche Steve Bégin. Rivet, qui se remet d'une pneumonie, pourrait affronter les Islanders de New York, samedi, à Uniondale.

Encore 20 matchs

Il reste au Tricolore 20 matchs à disputer d'ici la fin de la saison. Douze de ces rencontres seront jouées loin du Centre Bell dont sept des huit prochaines. Le Canadien aura au moins l'occasion d'affronter les équipes qui bataillent également pour une place en séries. La troupe de Guy Carbonneau rencontrera les Bruins de Boston à quatre reprises, les Maple Leafs de Toronto et les Rangers de New York trois fois chacun, et les Islanders, deux fois.

«C'est pas la situation idéale, reconnaît Francis Bouillon. À ce temps-ci de l'année, on a besoin de tout le monde. Lorsqu'il manque des joueurs, l'entraîneur est obligé de modifier ses trios, ce qui n'est jamais une bonne chose. Mais quoi qu'on dise, il faut jouer avec les éléments qu'on a.»

Bouillon ne semble pas trop inquiet à l'idée de devoir disputer sept des huit prochains matchs à l'étranger. «On a bien réagi sur la route jusqu'ici même si, personnellement, je préfère jouer au Centre Bell et profiter du soutien de la foule.»

À l'étranger, le Canadien présente un dossier de 13-13-3 en 29 rencontres. Sauf que depuis le 23 décembre, le Tricolore a maintenu un rendement négatif de 4-9-1.

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