Mort d'un policier italien vendredi dernier - Le soccer ne va pas bien, selon David Trezeguet

Des milliers de personnes se sont rassemblées à la cathédrale de Catane hier, pour assister aux funérailles du policier italien tué vendredi.
Photo: Agence France-Presse (photo) Des milliers de personnes se sont rassemblées à la cathédrale de Catane hier, pour assister aux funérailles du policier italien tué vendredi.

Enghien-les-Bains, France — David Trezeguet, l'attaquant de la Juventus de Turin reléguée en série B la saison dernière pour l'implication de ses dirigeants dans des matchs arrangés, s'est ému hier du drame survenu à Catane mais il n'en est pas véritablement étonné.

«Depuis des mois, on sent les supporters agités. Les samedis et les dimanche pour les matchs, c'est un peu de la folie», a déclaré Trezeguet hier lors du rassemblement des Bleus à Enghien-les-Bains avant leur match amical contre l'Argentine mercredi à Saint-Denis.

«À Catane, on a compris que le football ne va pas bien», a repris Trezeguet, au sujet du drame qui a coûté la vie à un policier de 38 ans, lors d'affrontements survenus en marge de la rencontre Catane-Palerme de la série A italienne vendredi dernier.

«Il faut mettre en place une loi. On ne va pas au stade pour avoir peur», estime l'attaquant français d'origine argentine.

Ce drame «pénalise l'image du football italien», dit Trezeguet qui pense que la Fédération a pris «les décisions qu'il fallait» en annulant les rencontres et en envisageant de les faire se disputer à huis clos quand elles reprendront.

«Il ne faut pas oublier que le football c'est du plaisir. Tout ça est très dommage pour le football italien.»