Canadien 4 - Penguins 3 - Souray donne la victoire au Canadien en prolongation

Sidney Crosby a tenté un jeu de finesse de trop. Le joueur-vedette des Penguins de Pittsburgh a perdu le disque en zone offensive et Tomas Plekanec, lors d’un surnombre, l’a refilé à Sheldon Souray. Le tir foudroyant du défenseur a eu raison de Marc-André Fleury et son but, marqué à 2:01 de la prolongation, a permis au Canadien de l’emporter 4-3, hier après-midi au Centre Bell.

Plekanec a été désigné le joueur du mois de janvier chez le Tricolore. Le jeune Tchèque pourrait recevoir le même honneur en février s’il continue d’offrir d’aussi solides performances. En plus de sa passe, il a marqué deux buts, ses 11e et 12e, chaque fois avec l’aide d’Alex Kovalev. Mark Streit (6e) a obtenu l’autre filet. Jordan Staal, Ryan Whitney et Michel Ouellet ont déjoué David Aebischer qui a amplement mérité sa 10e victoire de la saison. Cinq des sept buts ont été réussis en supériorité numérique.

Cette victoire était du reste importante pour le Tricolore. L’équipe a repris le quatrième rang aux Sénateurs d’Ottawa tout en se détachant à six points des Maple Leafs de Toronto installés au neuvième rang.

Streit avec Koivu
Guy Carbonneau avait décidé de récompenser ceux qui travaillent et de rétrograder les moins vaillants. Les trios ont été ainsi joyeusement chambardés, Carbo ayant entrepris la rencontre avec les unités suivantes: Streit-Koivu-Johnson, Latendresse-Plekanec-Kovalev, Higgins-Bonk-Murray et Ryder-Lapierre-Downey.

Mark Streit est devenu un joueur indispensable. Guy Carbonneau l’emploie dans toutes les situations avec un égal bonheur. Face aux Penguins, l’entraîneur avait même décidé de l’intégrer au premier trio, à la gauche de Saku Koivu et de Mike Johnson.

«J’ai été vraiment surpris», a dit Streit, qui semble aussi à l’aise à l’attaque qu’à la ligne bleue. L’entraîneur ne m’a rien dit avant le match. C’est Kirk Muller qui écrit les trios au tableau. Le premier numéro était le 32 et j’ai pensé qu’il inscrivait les lignes d’attaque des Penguins. Il a ensuite écrit le numéro 11 et j’ai compris.

«J’étais fier et nerveux, a-t-il ajouté. C’est pas évident de jouer à côté de Saku et de Mike. Je me retrouvais soudainement dans le premier trio d’une équipe de la Ligue nationale. Pour moi, ce match était très important.»

Carbonneau a expliqué sa décision de muter Streit dans le premier trio. «Chris Higgins et Michael Ryder avaient de la difficulté depuis quelques matchs. Ils étaient dans les moins presque à chaque rencontre. Il fallait des changements. Il fallait aussi des joueurs à opposer à Sidney Crosby. Streit et Johnson sont d’excellents joueurs défensifs.»

David Aebischer, l’autre Suisse du Canadien, a aussi eu droit aux éloges de l’entraîneur. A ses trois derniers matchs, il a permis au Tricolore d’engranger cinq points sur une possibilité de six. Contre les Penguins, il a repoussé 31 rondelles dont un tir de Mark Recchi en prolongation.

«Il va mériter d’autres départs», a indiqué Carbo.