Le Canadien - Les Penguins rappellent à Thibault les Nordiques de 1993

Pittsburgh — La flopée de jeunes vedettes chez les Penguins de Pittsburgh évoque chez Jocelyn Thibault le souvenir de ses débuts dans la LNH, dans l'uniforme des défunts Nordiques de Québec.

À l'âge de 18 ans, en 1993, le gardien sherbrookois réussissait le tour de force de mériter un poste au sein d'une jeune équipe bourrée de talent, misant entre autres sur les Joe Sakic, Mats Sundin et Owen Nolan. Un peu plus de 13 années se sont écoulées, et le voilà maintenant entouré des Sidney Crosby, Evgeny Malkin et Jordan Staal.

«Il y a évidemment un rapprochement à faire entre les deux équipes, a mentionné Thibault, hier. Les Penguins regorgent de joueurs talentueux, comme c'était le cas des Nordiques. Et la plupart d'entre eux sont âgés de moins de 25 ans.»

En fait, les membres du trio d'avenir de la concession, Crosby, Malkin et Staal, sont âgés de 19, 20 et 18 ans, respectivement. Et Thibault, qui seconde le jeune Marc-André Fleury, croit que les Penguins vont devenir une meilleure équipe que les Nordiques de l'époque, qui ont fourni au Colorado un premier championnat en 1996, en raison de la nouvelle philosophie de jeu qu'a adoptée la LNH, au retour du lock-out. «Avec les nouveaux règlements en vigueur, les joueurs talentueux ont davantage la possibilité de s'épanouir. D'ici quelques années, ça va être plaisant de faire partie de cette équipe-là.»

Ça l'est déjà, à constater l'enthousiasme qu'affiche cette bande de jeunes loups. Hier matin, ils ont tous sauté sur la glace avec beaucoup d'entrain, à l'exception du vétéran Mark Recchi et de l'entraîneur Michel Therrien, même s'il s'agissait d'une séance d'entraînement facultative.

L'effet Crosby

«On trouve ça amusant quand on parle de tenir une séance facultative parce qu'on sait que tout le monde va quand même se présenter, a mentionné Therrien. Ç'a un effet d'entraînement sur les autres quand votre leader (Sidney Crosby) est un jeune de 19 ans qui veut constamment s'améliorer.»

Thibault n'a également pas tari d'éloges à l'endroit du prodige néo-écossais de Cole Harbour. «Sidney laisse une belle empreinte sur l'équipe, a-t-il avancé. C'est une super vedette en devenir et il est celui qui travaille le plus fort sur la glace et à l'extérieur. C'est l'exemple à imiter, un véritable leader.»

Partout où les Penguins vont, on n'en a que pour le numéro 87. Il est le point de mire de l'équipe, les médias sont à ses trousses, mais il s'acquitte de ses obligations avec professionnalisme.

«C'est un cirque médiatique dans toutes les villes, mais Sidney ne tient pas à recevoir plus d'importance que quiconque dans l'équipe. Il est le dernier qui souhaite ça. C'est un gars simple, très agréable à côtoyer.»

Sur la glace, il est déjà supérieur à ce qu'on croyait qu'il serait au même âge. «Il met tellement de sérieux dans sa préparation, a résumé Thibault. C'est un athlète consciencieux, il ne rate rien des activités de la ligue. Il regarde des matchs à tous les soirs, on aurait envie de lui suggérer de décrocher un peu. Mais c'est un passionné, il veut tout savoir et il connaît tous les joueurs de la ligue.»