LNH - Le Canadien devra déjouer Marc-André Fleury

Les prouesses de Marc-André Fleury pourraient peut-être mener les Penguins aux séries de la coupe Stanley.
Photo: Agence Reuters Les prouesses de Marc-André Fleury pourraient peut-être mener les Penguins aux séries de la coupe Stanley.

Michel Therrien a pris une importante décision à son arrivée à Pittsburgh. Il a tout de suite identifié Marc-André Fleury comme son gardien numéro un. Aujourd'hui, cette décision pourrait mener les Penguins aux séries de la coupe Stanley.

Les Penguins occupent le septième rang de l'Association Est, ex aequo avec le Lightning de Tampa Bay. Mais ils ne sont qu'à cinq points du Canadien installé au cinquième rang. De plus, les Penguins ont disputé deux matchs de moins que le Tricolore.

Un joueur-clé

Fleury a été le premier choix des Penguins et le tout premier joueur réclamé au repêchage de 2003. À sa quatrième saison chez les professionnels, le Sorelois s'affirme comme un des joueurs-clés des Penguins, au même titre que Sidney Crosby et Evgeni Malkin.

«Il joue son meilleur hockey depuis qu'il est passé à la Ligue nationale», dit son entraîneur Michel Therrien lors d'une conversation téléphonique. «Il joue avec confiance et régularité.»

Fleury affiche un dossier de 22-12-6, une moyenne de 2,80 et un taux d'efficacité de ,908. Son jeu s'est toutefois raffermi depuis un mois. À ses 11 derniers matchs, il a maintenu un rendement de 8-1-2. Il sera évidemment devant le filet des Penguins face au Canadien, ce soir, au Mellon Arena.

«Il a eu des hauts et des bas. Ça fait partie de la progression d'un athlète, raconte Therrien. Il faut se rappeler que c'est toujours plus dur pour un gardien. Un attaquant peut avoir une mauvaise séquence et ça passe inaperçu. Même chose pour un défenseur. Un gardien, lui, ne peut pas se cacher. C'est toujours évident.»

Therrien rappelle que Fleury n'a que 22 ans. Tous les bons gardiens du circuit sont dans la vingtaine avancée, la trentaine et même la quarantaine.

«Il progresse bien, dit Therrien. C'est un bon athlète qui veut toujours s'améliorer.»

Fleury a une personnalité attachante qui le rend très populaire auprès de ses coéquipiers. «On lui veut tous du bien, fait valoir l'ancien entraîneur du Canadien. Il vient d'une bonne famille et ça paraît. Moi, je le connais depuis qu'il a été repêché à 18 ans. Je l'ai vu jouer à Cap Breton et je l'ai dirigé dans la Ligue américaine à Wilkes-Barre et à Pittsburgh. Il est toujours de bonne humeur. On voit qu'il a du plaisir à pratiquer son métier. Il s'amuse tout le temps. Un entraîneur n'a jamais à le pousser dans le dos. La pression, il se l'impose lui-même.»

L'aide de Thibault

Fleury a la chance de compter sur l'entraîneur des gardiens Gilles Meloche et sur son coéquipier Jocelyn Thibault dans sa préparation.

«Gilles fait un travail extraordinaire avec lui, dit Therrien. Jocelyn l'aide aussi beaucoup. C'est quelqu'un qui connaît le tabac. Jocelyn a déjà vécu ce que doit vivre Marc-André. Il sait par où le jeune doit passer puisqu'il l'a lui-même vécu à 18 ans. Les deux communiquent vraiment très bien.»

Fleury est l'homme de confiance de Therrien. Il devrait disputer la grande majorité des matchs. «Les performances devraient dicter le temps de glace», prévient quand même Therrien.