Hockey - Martin Biron espère que le Canadien donnera une vraie chance à son frère

Buffalo — Martin Biron n'a pas eu l'occasion de rencontrer son frère Mathieu depuis que ce dernier est passé à l'organisation du Canadien. Mathieu joue à Hamilton, une ville située à une heure de route de Buffalo.

«Je l'ai appelé et il m'a dit avoir été surpris par l'échange, racontait Martin avant le match Canadien-Sabres. Il aime bien Hamilton même s'il ne veut pas passer sa carrière là-bas. Il dit qu'il y a un bon groupe de gars, dont 11 Québécois.»

Selon Martin, le Canadien a manifesté de l'intérêt envers son frère au cours de l'été. Mathieu, âgé de 26 ans, a finalement conclu une entente avec les Sharks de San Jose en août.

«Le contexte à San Jose ne lui a pas été favorable, dit Martin. Les Sharks ont plusieurs jeunes défenseurs et certains ont bien fait au camp, comme Marc-Edouard Vlasic.»

Mathieu s'est donc retrouvé à Worcester, dans la Ligue américaine, où le Canadien est allé le chercher vendredi dernier en retour de Patrick Traverse. En deux matchs chez les Bulldogs, Biron a marqué deux buts et récolté une aide. Il affiche aussi un dossier de plus-2.

Martin espère que le Canadien donnera une véritable chance à son frère. «Il est le genre de défenseur que j'aimerais avoir devant moi, dit-il. Son gabarit est imposant [six pieds six pouces, 230 livres] et sa première passe est raide. Il n'y a pas de mou. Je le verrais très bien écouler les pénalités. Il a tellement une longue portée.»

Choix de premier tour

Mathieu Biron a été le premier choix des Kings de Los Angeles en 1998. Mais l'ancien défenseur des Cataractes de Shawinigan n'a jamais joué à Los Angeles. Il a plutôt défendu les couleurs des Islanders de New York, du Lightning de Tampa Bay, des Panthers de la Floride et des Capitals de Washington. En tout, il a disputé 253 matchs dans la Ligue nationale, marquant 12 buts et récoltant 32 passes.

«Les Islanders et les Panthers en ont fait un spécialiste de l'attaque à cinq, explique Martin. Il y a eu ensuite l'année du lock-out durant laquelle il n'a pas joué. Les clubs ont alors eu des doutes à son sujet. Je dirais qu'ils l'ont mis un peu de côté. Il a finalement signé un contrat à Washington mais les Capitals ont mal exploité ses forces. Mathieu a une bonne tête de hockey et mérite d'avoir une vraie chance.»

Une transaction

Parlant de chance, Martin Biron aimerait bien avoir la sienne à Buffalo. Le gardien des Sabres n'a pas obtenu un seul départ en 14 matchs.

«Je veux voir de la glace, du caoutchouc, dit-il. J'avoue que la situation est difficile. Un mois, c'est long. J'espère que ma situation va se régler bientôt. Pour moi, c'est une perte de temps.»

Biron souhaite une transaction. Les Sabres, eux, ne semblent pas pressés. Le gardien de Lac Saint-Charles se veut en effet une belle police d'assurance si jamais Ryan Miller devait se blesser.

Daniel Brière est le cochambreur de Martin Biron. Il ne l'a jamais entendu se plaindre. «Il n'y a pas de meilleur joueur d'équipe, dit Brière. Il ne se plaint jamais de son sort. À sa place, j'aurais de difficulté à vivre ça. Dans la chambre, les gars lui souhaitent d'être un numéro ailleurs, cette année ou l'an prochain. Mais Martin comprend aussi qu'on a besoin de lui.»