Le quatrième trio du Canadien fait l'envie de plusieurs entraîneurs

Le Canadien possède un quatrième trio qui n'est pas «piqué des vers». Guillaume Latendresse, Maxim Lapierre et Mark Streit composent une unité qui fait l'envie de bien des entraîneurs. Guy Carbonneau ne cache pas sa satisfaction de pouvoir miser sur un trio qui lui apporte une si belle diversité.

«J'ai toujours voulu employer quatre trios. Selon moi, on a besoin de tout notre monde, fait valoir Carbo.

Guillaume fait un travail extraordinaire, de poursuivre l'entraîneur. Il joue avec confiance et assurance. Sa présence améliore ce trio. En plus, il peut participer à l'attaque à cinq. Maxim joue également très bien. Quant à Mark, il représente pour nous une belle surprise. Parfois, on tente des choses et ça ne fonctionne pas. D'autres fois, on fait des expériences et ça marche. C'est rare d'avoir un joueur de quatrième trio qui peut aussi agir comme défenseur, écouler les pénalités et jouer en supériorité numérique. Il faut savoir que ce qu'il fait n'est pas facile. Mais Mark est un joueur qui travaille fort. Il est aussi intelligent. Je sais qu'il est heureux dans son nouveau rôle.»

Un retour à la normale

Latendresse s'attendait à quitter le premier trio dès le retour de Chris Higgins. «C'est un scénario que j'avais envisagé, dit-il. En fait, c'est un retour à la normale. Higgins reprend sa place dans le premier trio et moi la mienne dans le quatrième.»

Latendresse ne perçoit pas cette mutation comme une rétrogradation. «C'est pas comme si j'étais condamné à jouer dans le quatrième trio, dit-il. Je peux toujours remplacer un joueur qui ne va pas bien un soir. Ça, l'entraîneur le sait. Je peux aussi participer à l'attaque à cinq. De toute façon, notre trio ne sera pas limité à quatre ou cinq minutes par match. Mon temps de glace ne sera pas coupé de moitié même si certains soirs, on va peut-être jouer un peu moins. Je suis certain que notre temps d'utilisation sera acceptable.»

Latendresse se réjouit de retrouver Lapierre. Les deux jeunes passent d'ailleurs beaucoup de temps ensemble, tant sur la patinoire qu'à l'extérieur. «On est du même âge et nous sommes deux Québécois. C'est normal d'être ensemble, dit Latendresse. On se parle beaucoup et on s'encourage. C'est une bonne chose car on pourrait jouer longtemps ensemble.»

Les deux jeunes se connaissent bien pour s'être entraînés au Centre Bell cet été. «On a fait du gymnase, raconte Lapierre. On a aussi joué dans le junior en même temps.»

Une attitude positive

Lapierre ne joue pas comme s'il était une verte recrue, plus préoccupée à ne pas commettre d'erreurs qu'à réaliser de bons jeux. «Je laisse la nervosité et les erreurs au vestiaire, dit-il. Je ne veux pas jouer avec une attitude négative.»

Streit se retrouve soudainement entouré de deux jeunes. Ça le fait sourire. «Ça va bien, ils apportent beaucoup d'énergie au trio. Ils jouent dur et fort. Ils font pression sur les défenseurs. Maxim est rapide et fort. Guillaume, lui, possède un grand corps qui lui permet de garder le palet.»

«C'est bien de jouer à quatre trios, ajoute-t-il. Ça peut rapporter en fin de match. Nos leaders sont alors plus frais. Ça devrait aussi rapporter après 60 matchs et durant les séries. C'est difficile de gagner quand les leaders sont fatigués.»