LNH - Éric Perrin réalise son rêve en jouant avec le Lightning

À travers les problèmes que vit le Lightning de Tampa Bay, il s'écrit une belle histoire. Celle d'Éric Perrin qui, à l'âge de 31 ans, réalise son rêve de jouer et d'avoir du succès dans la Ligue nationale. En 31 matchs, Perrin, qui a grandi à Laval, a marqué huit buts et récolté six passes alors qu'il évolue dans l'un des deux premiers trios du Lightning.

«Je n'ose même pas y penser, dit-il. J'y vais un jour à la fois, comme me le suggère ma femme [Karen].»

«Tout arrive tellement vite. Au camp, je me battais pour mériter un poste [il a eu le meilleur sur Norm Milley, le jeune Nick Tarnasky, l'homme fort Mitch Fritz et le vétéran Rob DiMaio]. Je me suis ensuite retrouvé dans le troisième trio, puis dans les deux premiers. En ce moment, je suis avec Vincent [Lecavalier] et Ruslan Fedotenko. Je suis tellement content d'avoir l'occasion de démontrer mes talents offensifs.»

Des obstacles
La carrière de Perrin a été parsemée d'embûches en raison, surtout, de sa petite taille (5 pieds 9 et 176 livres). Il avait pourtant réécrit le livre des records de l'équipe de l'université du Vermont, associé à son ami de toujours, Martin St-Louis. Jamais repêché, il a joué dans la Ligue internationale à Cleveland, Québec et Kansas City. Il s'est ensuite exilé en Finlande, où il a joué pendant trois ans. Le Lightning lui a alors donné une première chance en 2003-04. Quatre petits matchs en saison et 12 en séries de la coupe Stanley. Durant l'année du lock-out, il a joué à Hershey, dans la Ligue américaine. Puis il s'est retrouvé à Berne, en Suisse, en raison d'un différend contractuel. Une expérience qu'il n'a pas appréciée et qui l'a incité à tenter sa chance à nouveau dans la LNH.

«C'est difficile pour un étranger. Il y a des gars qui sont là depuis des années et c'est presque impossible de passer devant eux. C'est pas une attitude de gagnant et j'ai pas aimé. La chambre est aussi remplie de cliques. Il y a beaucoup de jalousie entre joueurs. Mais ça, c'est bien connu en Suisse», raconte Perrin, qui a eu Sébastien Bordeleau, Christian Dubé et Pascal Trépanier comme coéquipiers. «Il y a les gars qui étaient rappelés par le Lightning et je voyais ma chance qui passait. Ça aussi, c'était dur.»

La «nouvelle» LNH

De retour en Amérique du Nord, Perrin dit qu'il peut mieux exprimer son talent dans la nouvelle Ligue nationale. «Tu te retrouves devant un défenseur et tu sais qu'il ne peut t'accrocher ou te retenir. Ça fait une grande différence», explique-t-il.

Le bonheur de Perrin serait complet si l'équipe avait plus de succès. Avant d'affronter le Canadien, le Lightning (14-15-2) occupait le 13e rang de l'Association de l'Est.