Le Canadien visite les Devils au New Jersey - Patrik Elias s'est mis beaucoup de pression sur les épaules

East Rutherford, New Jersey — L'une des statistiques les plus étonnantes concerne Patrik Elias, l'excellent ailier gauche des Devils du New Jersey. Après 25 matchs, Elias affichait un différentiel de moins-13, l'un des pires de la Ligue nationale. Pourtant, ce même Elias a déjà terminé une saison fort d'un dossier de plus-45.

«Il s'est mis beaucoup de pression, explique Claude Julien. Il arrive qu'un joueur éprouve des difficultés parce qu'il veut trop bien faire. Je pense que c'était le cas d'Elias, qu'on ne pourra jamais accuser de ne pas travailler.

«Il semble vouloir retrouver sa confiance, ajoute l'entraîneur des Devils. Il a marqué à ses deux derniers matchs.»

Un contrat de 42 millions $US

Au cours de l'été, le Tchèque a conclu une entente de sept ans d'une valeur de 42 millions $US. Soudainement, il est devenu le joueur le mieux payé des Devils, plus encore que Martin Brodeur. Elias a ensuite été nommé capitaine des Devils, un rôle qu'il a dû apprivoiser au cours des premières semaines de la saison.

Elias ne se défile pas et refuse d'invoquer son contrat ou ses responsabilités de capitaine pour expliquer son mauvais départ. (Il est quand même en tête des compteurs de son équipe avec un dossier de 7-13-20).

«Déjà l'an dernier, j'ai cherché à assumer un certain leadership, explique-t-il. Je voulais aussi me retrouver sur la patinoire dans les moments importants. C'est un défi qui me plaît. Évidemment, le fait d'être nommé capitaine des Devils représente pour moi un grand honneur. Cette équipe a une longue tradition de succès qui repose sur le travail.

«J'ai malheureusement eu un mauvais départ. Mes dix premiers matchs ont été difficiles», ajoute Elias, qui a marqué un but seulement à ses neuf premières rencontres. «Je crois que je voulais trop bien faire au lieu de me concentrer sur mon jeu.

«Ma fiche de -13 n'est que trop réelle, reconnaît-il. Ce n'est pas une erreur d'impression. Je me suis même retrouvé à moins-14. On dirait que chaque fois que je saute sur la glace, je rate une occasion de marquer et l'adversaire en profite pour inscrire un but. Mon objectif est évidemment de ramener mon différentiel du côté positif.»

Martin Brodeur est convaincu que son coéquipier va s'en sortir. «Il est capitaine depuis 25 matchs seulement. C'est encore tout nouveau pour lui, même s'il profite du soutien des vétérans de l'équipe», raconte le gardien des Devils. «Il n'a pas autant de points qu'il le souhaiterait. Mais je pense que les circonstances ont joué contre lui. Il va se replacer», assure Brodeur.

La maladie

Elias se dit par ailleurs complètement rétabli d'une hépatite B qu'il a contractée en Russie durant la saison du lock-out. Il a été des mois sans pouvoir s'entraîner. «Il a fallu 18 mois avant qu'on ne retrouve aucune trace de la maladie dans mes tests sanguins, dit Elias. Aujourd'hui, je ne ressens plus aucun effet.»

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