Jean-François Lamour élu vice-président de l'Agence mondiale antidopage

Le ministre français des Sports, Jean-François Lamour, a été porté hier à Montréal à la vice-présidence de l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour 2007, une étape qui pourrait l'amener à remplacer le Canadien Dick Pound à la tête de cet organisme international l'an prochain.

M. Lamour, 50 ans, le seul candidat en lice, a été élu à l'unanimité lors d'une réunion du Conseil de fondation de l'agence.

M. Lamour, qui succède au ministre danois des Sports Brian Mikkelsen, a promis de «travailler au renforcement de l'AMA».

«Jean-François bénéficie d'un immense respect pour son travail en faveur du sport sans dopage, tant dans son pays qu'au sein du Comité exécutif de l'AMA, où il représente l'Europe», a déclaré Dick Pound.

Le nouveau vice-président, dont le mandat de ministre des Sports s'achèvera avec l'élection présidentielle de mai prochain en France, n'a pas caché qu'il serait disponible pour briguer la présidence de l'AMA, à l'expiration en novembre 2007 du mandat de M. Pound.

«J'ai envie de continuer dans le domaine du sport et en particulier dans cette organisation très particulière qu'est l'AMA [...] Si l'opportunité est là, je pense que j'essaierai de poursuivre mon action à l'AMA, mais ce n'est pas à moi d'en décider. C'est aux membres du conseil de fondation», a-t-il dit à l'AFP.

Certains au sein de l'AMA ont déjà évoqué la possibilité que M. Lamour succède à Dick Pound. Rien dans les statuts de l'agence ne prévoit toutefois que le vice-président devienne automatiquement président et il se peut qu'il y ait d'autres candidats.

Parmi ses priorités à l'AMA, le double champion olympique de sabre (1984 et 1988) et champion du monde (1987) a cité le renforcement de la lutte contre les produits dopants et celui des contrôles inopinés.

Lors de sa réunion, précédée dimanche par celle du Comité exécutif, le Conseil de fondation de l'AMA a aussi adopté des amendements constitutionnels. En vertu de ces modifications, le nombre de membres du Conseil passe de 36 à 38 et le président et le vice-président ne seront plus nécessairement choisis au sein du Conseil.