Hockey - Alexander Perezhogin est en voie de donner raison au Canadien

Alexander Perezhogin a été le deuxième choix du Canadien derrière Mike Komisarek lors du repêchage de 2001. Réclamé au premier tour, on lui prédisait un bel avenir dans la Ligue nationale. Après des débuts difficiles en Amérique du Nord, Perezhogin semble vouloir débloquer dans le troisième trio du Canadien à la gauche de Radek Bonk et Mike Johnson.

«Il a beaucoup de talent, dit Johnson. Il est rapide en plus de posséder un excellent tir. Il doit maintenant apprendre à bien utiliser toutes ses habiletés. Ce soir [samedi], c'est ce qu'il a fait», a ajouté l'ailier droit après la victoire du Canadien, samedi soir, au Centre Bell.

Face aux Thrashers, Perezhogin a marqué un but, celui de la victoire, qui a fait bondir les spectateurs de leur siège. Il est parvenu à soutirer la rondelle au défenseur Andy Sutton avant de filer vers Johan Hedberg qu'il a déjoué en soulevant le disque d'une seule main. «Il va réussir d'autres buts du genre», prédit Johnson.

Perezhogin semble à l'aise à la gauche de Bonk et Johnson. On l'a senti plus hésitant lorsqu'il jouait en compagnie d'Alex Kovalev et Sergei Samsonov. «Il joue avec assurance, surtout lorsqu'il est en possession de la rondelle. C'est peut-être que Bonk et moi jouons un style plus simple, du nord au sud. La lecture du jeu est plus facile», avance Johnson en guise d'explication. «Il est de retour avec nous. On s'entend bien ensemble», ajoute Bonk.

Perezhogin présente un dossier de 2-5-7 en 19 rencontres. «Il joue avec plus de confiance, note Guy Carbonneau. Il peut se porter à l'attaque en sachant que Bonk et Johnson sont là pour le couvrir.»

Un différentiel de plus 11

Agé de 23 ans, Perezhogin ne se limite pas à un rôle offensif. Il est également responsable défensivement comme le prouve son dossier de plus 11, le meilleur chez le Canadien. Il occupe d'ailleurs le cinquième rang de la Ligue nationale, ex aequo avec Brian Campbell et Derek Roy des Sabres de Buffalo.

«C'est un aspect de son jeu qu'il cherche constamment à améliorer», dit Johnson. «En jouant bien défensivement, il crée des occasions de marquer», renchérit Carbonneau.

Une adaptation

À son arrivée en Amérique du Nord, Perezhogin a vécu des problèmes d'adaptation. Adaptation à un environnement qui lui était inconnu, à une nouvelle langue, à un jeu différent joué sur des patinoires plus petites. Encore aujourd'hui, Perezhogin, qui est natif de Ust-Kamenogorsk, au Kazakhstan, s'exprime difficilement en anglais. Il lui a fallu une demi-saison avant de se sentir à l'aise. Il finalement débloqué, terminant la saison 2003-2004 à Hamilton fort d'un rendement de 23-27-50 en 77 matchs.

Puis est survenu un incident au cours d'un match éliminatoire contre les Barons de Cleveland. Perezhogin a frappé de son bâton le défenseur Garrett Stafford. Ce geste lui a valu une suspension d'un an. Ne pouvant jouer dans la Ligue américaine, il est retourné à Omsk, en Russie, durant le lock-out.

La saison dernière, il a amassé 19 points dont neuf buts en 67 matchs à Montréal, une rendement qu'il pourrait très bien améliorer cette année.