Hockey - Craig Rivet parle de Patrick Roy comme d'un véritable «guerrier»

Toronto — Le Canadien et les Maple Leafs de Toronto s'opposeront dans le match du Panthéon du hockey, ce soir, au Air Canada Centre. Au cours du week-end, plusieurs activités seront organisées en marge de l'intronisation de Patrick Roy, Dick Duff, Herb Brooks et Harley Hotchkiss. Roy sera d'ailleurs au match où il participera à la mise en jeu protocolaire même s'il aurait préféré demeurer auprès de ses Remparts.

David Aebischer, qui sera devant le filet du Tricolore, a bien connu Roy au Colorado. Il en garde un bon souvenir. «Il a toujours été très sympa avec moi, vraiment super», dit Aebischer, qui a côtoyé Roy durant plus de trois ans et avec lequel il a remporté la coupe en 2000-01. «Durant ces années, il m'a donné des conseils. Mais surtout, il a prêché par l'exemple. Il voulait tellement gagner qu'il rendait son équipe meilleure. Ce fut le cas avec l'Avalanche comme avec le Canadien. Il était toujours là pour gagner.»

Aujourd'hui, Roy aurait raison d'être fier de son adjoint de l'époque. En sept matchs, Aebischer présente un dossier de 5-1-1, une moyenne de 2,49 et un taux d'efficacité de ,925, le cinquième meilleur de la ligue.

Un jeune Rivet

Craig Rivet en était à ses premiers pas dans la Ligue nationale lorsqu'il s'est retrouvé dans la même chambre que Roy, au Forum.

«J'ai été son coéquipier pendant moins de deux ans, rappelle le vétéran défenseur. Je me souviens de lui comme d'un guerrier. Pour lui, il n'y avait que la victoire. Je crois que le mot défaite n'a jamais fait partie de son vocabulaire. Il voulait être le meilleur et prenait les moyens pour y arriver. Son comportement avait un effet sur ses coéquipiers. Ils devenaient tous meilleurs à son contact.

«Je me souviens qu'il me donnait plein de conseils. J'étais jeune et j'avais tout à apprendre. Il me disait comment me positionner sur la patinoire, à quel moment me porter à l'attaque ou quand défier un avant. C'était un gardien qui communiquait bien avec ses défenseurs.

«Pour moi, il a été une influence positive, un modèle à suivre, de poursuivre Rivet. C'était tout un joueur d'équipe. Je me souviens que ma place dans la chambre se trouvait près de la sienne. Je n'arrivais pas à le croire. Je suis sûr qu'il a oublié ce qu'il me disait à l'époque mais vous pouvez être certain que moi, je m'en souviens.»

Rivet dit avoir beaucoup d'admiration pour Roy qui, à Montréal, était toujours sous les projecteurs.

«Le métier de gardien de but à Montréal est sans doute le travail le plus difficile au hockey, fait valoir le défenseur de North Bay. Roy était toujours sous le feu des réflecteurs.»

Durant son illustre carrière, Roy a remporté quatre coupes Stanley, soit deux à Montréal et autant au Colorado. Il a aussi remporté le trophée Conn Smythe à trois reprises, de même que le trophée Vézina trois fois également. Roy, enfin, détient le record du plus grand nombre de victoires (551) dans l'histoire de la Ligue nationale.