Une franche camaraderie s'installe entre les joueurs du Canadien

Mike Komisarek (à droite) s’en est pris à Brad Winchester qui venait de bousculer le gardien David Aebischer, lors du match du Canadien contre les Oilers d’Edmonton, mardi à Montréal.
Photo: Agence Reuters Mike Komisarek (à droite) s’en est pris à Brad Winchester qui venait de bousculer le gardien David Aebischer, lors du match du Canadien contre les Oilers d’Edmonton, mardi à Montréal.

Le Canadien forme un groupe tricoté serré en ce début de saison. Il existe un bel esprit de camaraderie entre les joueurs, tant sur la patinoire qu'à l'extérieur.

Mike Komisarek et Sheldon Souray en ont encore fait la démonstration mardi en se portant à la défense de coéquipiers au cours du match contre les Oilers d'Edmonton.

Komisarek s'en est pris à Brad Winchester qui venait de bousculer le gardien David Aebischer tandis que Souray a tenté de régler le cas de Matt Greene après qu'il eut blessé Mike Johnson d'un coup de genou. Les deux défenseurs auraient pu mettre le Canadien dans le pétrin ou, pire, se blesser. Souray a d'ailleurs écopé une pénalité à titre d'instigateur.

L'équipe manque déjà les services de deux arrières, blessés, mais l'entraîneur Guy Carbonneau ne demandera jamais à ses troupiers de ralentir leur ardeur ou de ne pas se battre. «Dans le feu de l'action, des gestes comme ceux-là peuvent effectivement faire mal à l'équipe, a reconnu Carbonneau après la rencontre. Mais, à la longue, c'est ce qui permet à une équipe de remporter des championnats.

«Il est important de montrer qu'on est une équipe unie, a-t-il ajouté. Ça va rapporter des dividendes à un moment donné.»

Carbonneau a également apprécié la fougue qu'a affichée Steve Bégin vers la fin de la deuxième période, même s'il a écopé une pénalité. Bégin aurait pu mériter une ou deux pénalités additionnelles sur la même séquence, après avoir accroché Jan Hejda. Il a, entre autres, donné un coup de bâton sur un mollet d'Ales Hemsky.

«On forme une belle famille, a affirmé Bégin. On est le groupe le plus uni depuis que je suis arrivé ici. Les gars s'entendent tous très bien, on n'a jamais eu de problèmes ensemble. Il n'y a aucun conflit entre personne. Ça se reflète sur la glace. On ne voit pas ça dans toutes les équipes.»

Souray n'a pas hésité après avoir vu Johnson être blessé, même s'il a eu le sentiment que le geste qu'a posé Greene était accidentel. «Accidentel ou non, on ne peut pas laisser passer un coup de genou, a-t-il dit. Mes coéquipiers sont comme des frères pour moi. Je veux qu'ils sachent que je suis là pour eux. Je veux aussi que les adversaires sachent qu'on ne tolérera pas d'écarts de conduite de leur part. Et je préfère passer le message tôt en saison.»

À quelques minutes d'intervalle, Bégin et Souray ont utilisé le même exemple afin d'illustrer l'atmosphère de bonne entente qui anime le Tricolore, soit l'amitié qui lie les gardiens Cristobal Huet et David Aebischer même s'ils sont en compétition l'un contre l'autre.

La stabilité est un autre facteur, selon le vétéran défenseur. L'équipe a apporté peu de changements par rapport à la saison dernière, et l'intégration des vétérans Mike Johnson et Sergei Samsonov ainsi que du jeune Guillaume Latendresse s'est faite en douceur.

Latendresse s'explique mal les moqueries de Patrick Roy

Patrick Roy a fait en sorte que Guillaume Latendresse pense un peu à lui plus tard, quand il va se remémorer son premier but dans la LNH, à son 14e match. L'ailier recrue du Canadien a surtout été appelé à commenter les propos sarcastiques de Roy à son endroit, hier, au lendemain d'une grande première pour lui.

L'ancien gardien vedette du Tricolore et de l'Avalanche du Colorado s'est de nouveau moqué de Latendresse, mardi soir. Se pointant en retard devant la presse après le match des Remparts de Québec, il s'est excusé en disant qu'il avait voulu s'assurer que Latendresse avait bel et bien marqué. Il s'est par la suite dit heureux pour lui parce qu'il avait finalement touché à la rondelle.

Il y a quelques semaines, Roy avait affirmé que Latendresse était encore chez le Canadien uniquement parce qu'il est francophone. Latendresse s'explique mal l'acharnement du futur membre du Temple de la renommée à son endroit, à l'autre bout de l'autoroute 20.