Masters féminin - Épaule et mat pour Mauresmo

Amélie Mauresmo a été battue par la Russe Nadia Petrova 6-2, 6-2, hier, lors du premier match du groupe jaune du Masters féminin à Madrid.
Photo: Agence Reuters Amélie Mauresmo a été battue par la Russe Nadia Petrova 6-2, 6-2, hier, lors du premier match du groupe jaune du Masters féminin à Madrid.

Madrid — Ce sera très difficile pour Amélie Mauresmo de conserver son titre au Masters féminin de tennis après sa lourde défaite (6-2, 6-2) contre la Russe Nadia Petrova, hier à Madrid.

Ce constat tient autant du manque de rythme évident de la Française, de retour après une blessure à l'épaule, que de la démonstration de force de ses deux principales concurrentes.

D'abord Justine Henin-Hardenne, qui effectuait elle aussi sa rentrée après près de deux mois d'absence mais qui s'est montrée autrement plus solide pour dominer Martina Hingis (6-2, 6-7, 6-1).

Puis surtout Maria Sharapova, sans pitié face à Elena Dementieva (6-1, 6-4) et qui fait plus que jamais figure de favorite du tournoi et, pourquoi pas, pour la première place mondiale.

Cette position, Amélie Mauresmo aura bien du mal à la conserver puisqu'il lui faut au minimum remporter le tournoi, alors que, au vu de son match d'hier, elle est bien partie pour ne même pas sortir des poules.

Au sortir de sa défaite contre Petrova, 5e mondiale, Mauresmo donnait d'ailleurs clairement l'impression qu'il s'agissait peut-être là de son tournoi de trop. «C'est dur de positiver après un match comme ça. J'en ai un peu marre de dire que je n'ai pas mal quelque part», a-t-elle souligné, visiblement fatiguée de devoir composer à longueur d'année avec une multitude de pépins physiques.

Après avoir été victime en octobre d'une inflammation de l'épaule droite, une articulation qui la tracasse depuis des mois, elle est aujourd'hui loin d'avoir retrouvé l'intégralité de ses moyens, même si elle a assuré n'avoir «ressenti aucune douleur» hier.

Sans ressort, elle a livré un non-match, émaillé de multiples fautes directes et de coups boisés, qui témoignaient d'un retard presque systématique sur chaque balle.

Alors que Petrova bombardait régulièrement ses engagements à plus de 180 km/h, Mauresmo naviguait une bonne vingtaine d'unités en-dessous, la privant de points faciles ou, au moins, de conditions favorables pour démarrer le point.