Formule 1 - Alonso croit toujours pouvoir gagner le titre

«C’est comme le début d’un mini-championnat sur trois courses», a déclaré Alonso.
Photo: Agence France-Presse (photo) «C’est comme le début d’un mini-championnat sur trois courses», a déclaré Alonso.

Paris — Alors qu'il ne compte plus que deux points d'avance sur Michael Schumacher à trois Grands Prix de la fin de la saison, Fernando Alonso est persuadé de pouvoir remporter un deuxième championnat du monde des conducteurs consécutifs.

«Avec Renault, nous serons rapides et très compétitifs sur les trois dernières courses. Nous sommes largement capables de gagner les deux championnats», explique le pilote espagnol dans une interview au quotidien Le Figaro.

«Ferrari a pris la main à la mi-saison, mais cet avantage n'est plus. J'ai perdu un pneu en Hongrie, j'ai rencontré un problème de moteur en Italie, des aléas sans lesquels je compterais plus de 10 points d'avance. Mais deux points, c'est suffisant», explique-t-il à Shanghaï.

À trois jours du Grand Prix de Chine, qui sera suivi des courses au Japon puis au Brésil, l'Espagnol de 25 ans, sacré l'an dernier plus jeune champion du monde de l'histoire, entend gagner un deuxième titre avec Renault avant de partir la saison prochaine chez McLaren.

Il s'avoue revanchard en raison des incidents ayant émaillé la saison.

«La soudaine et curieuse interdiction des amortisseurs de vibrations, les chicanes coupées par Michael en toute impunité ici ou là, il s'est passé trop de choses, et pas uniquement cette saison croyez-moi...», dit-il.

La bataille s'annonce farouche entre Alonso et le septuple champion du monde allemand.

«Avec deux points d'écart, c'est comme le début d'un mini-championnat sur trois courses. Pour Michael comme pour moi, chaque détail va compter, il faudra faire attention à tout, à chaque tour de piste. Un incident, une seconde d'inattention dimanche et l'un de nous deux peut lâcher beaucoup de points», dit-il.

Il résume ainsi son prochain départ chez McLaren: «Ma décision a pu paraître étrange puisque notre rêve était devenu réalité, que nous venions de remporter les titres mondiaux. Mais après cinq années avec Renault, de bons moments et d'autres au cours desquels je ne me suis pas senti à l'aise, le timing était bon pour orienter ma carrière vers autre chose».