LNH - Éric Perrin tentera de nouveau sa chance avec le Lightning

Éric Perrin est de retour en Amérique du Nord où il espère mériter un poste chez le Lightning de Tampa Bay. Les prochains matchs préparatoires seront déterminants pour la suite de sa carrière. Hier soir, il disputait son quatrième match hors-concours en affrontant le Canadien au Centre Bell.

«Je n'ai droit à aucun relâchement, dit le Lavallois âgé de 30 ans. J'ai le sentiment d'être sous un microscope à chaque soir.»

Selon le directeur général du Lightning Jay Feaster, Perrin se retrouve en compétition directe avec Norm Milley, le jeune Nick Tarnasky, l'homme fort Mitch Fritz et le vétéran Rob DiMaio pour un poste dans le troisième ou quatrième trio.

«Il a un très bon camp jusqu'ici», fait valoir Feaster au sujet du petit attaquant de 5'09" et 176 livres. «C'est un travailleur infatigable qui fait plein de petites choses. Il récupère des rondelles libres, il va dans les coins de patinoire, il est responsable à cinq contre cinq et il ne craint pas de se frotter à plus gros que lui. Éric peut également contribuer à l'attaque en participant à la deuxième vague du jeu de puissance.»

«Il est toujours dans la course. Nous aurons des décisions difficiles à prendre», ajoute le patron du Lightning.

La coupe Stanley

Perrin a pris part à quatre matchs du Lightning en 2003-2004 en plus de participer à 12 rencontres éliminatoires menant à la coupe Stanley.

Durant l'année du lock-out, il a joué à Hershey, dans la Ligue américaine. Puis il s'est retrouvé en Suisse en raison d'un différend contractuel.

«On voulait le garder mais on ne pouvait lui offrir un contrat de la Ligue nationale, explique Feaster. Éric a estimé qu'un salaire de la Ligue américaine [75 000 $US] était insuffisant pour sa famille et qu'il pouvait gagner davantage en Europe. Nous avons cherché à le convaincre de rester. Mon adjoint Claude Loiselle lui a parlé trois ou quatre fois durant l'été. On lui a dit qu'il serait le premier joueur rappelé en cas de blessures. Mais ce ne fut pas suffisant.»

Une mauvaise expérience

Perrin révèle aujourd'hui ne pas avoir apprécié son expérience à Berne où il a marqué 13 buts et récolté 38 points en 44 rencontres.

«C'est difficile pour un étranger. Il y a des gars qui sont là depuis des années et c'est presque impossible de passer devant eux. Ce n'est pas une attitude de gagnant et j'ai pas aimé. La chambre est aussi remplie de cliques. Il y a beaucoup de jalousie entre joueurs. Mais ça c'est bien connu en Suisse», raconte Perrin qui a eu Sébastien Bordeleau, Christian Dubé et Pascal Trépanier comme coéquipiers.

«Il y a les gars qui étaient rappelés par le Lightning et je voyais ma chance qui passait. Ça aussi, c'était dur.»

Cette fois, le Lightning n'a aucune difficulté à le convaincre de tenter sa chance à nouveau.

«Le mot s'est passé que l'équipe n'était pas satisfaite de ses troisième et quatrième trios, dit Perrin. L'élimination de l'accrochage et de l'obstruction a aussi été un facteur. Finalement, la décision de revenir fut facile à prendre.»