Hockey - Après la médaille d'or, Mario vise le championnat des compteurs

Quand on a demandé au détenteur du premier rang des compteurs de la LNH s'il s'attendait à d'aussi bons résultats si tôt en saison, Mario Lemieux a tout bonnement répondu «oui», même s'il n'a pris part qu'à 27 matchs la saison dernière et à aucun match préparatoire cette année.

«J'ai travaillé fort cet été pour être en bonne condition physique et mentale et je suis prêt pour une grosse saison, a dit Lemieux, qui s'est même privé de golf, ce qui lui permet de viser un septième championnat des compteurs.

«Si je reste en santé et que je peux jouer 70 matchs, je pense avoir une chance», a dit Super Mario qui, après une interruption de carrière de trois ans terminée il y a deux ans, avait amassé 76 points en seulement 43 matchs.

Voilà qui n'est guère encourageant pour ses rivaux. D'autant plus que le joueur de 37 ans (il les aura en octobre) a commencé à parler de jouer jusqu'à ses 40 ans.

Lemieux, qui a longtemps réclamé des changements, ne cache pas apprécier qu'on interdise plus sévèrement l'accrochage et l'obstruction, une raison susceptible de lui faire prolonger sa carrière.

Une nouvelle bague

Hier, au Centre Bell, le joueur propriétaire arborait fièrement la bague de championnat olympique qu'il venait de recevoir des mains de Bob Nicholson, président de Hockey Canada, tout en admettant que des partisans à Pittsburgh lui ont reproché d'avoir fait passer l'équipe olympique canadienne avant sa propre concession des Penguins.

«Ç'a été ma décision et mon but toute la saison», a-t-il dit simplement, tout en précisant que la coupe Stanley lui paraît à la fois plus importante et plus difficile à gagner.

Lemieux, qui avait reçu un autre honneur la veille, le prix Maurice-Richard de la Société Saint-Jean-Baptiste, n'a pas caché aussi que, même s'il vit aux États-Unis depuis 1984, les matchs à Montréal seront toujours un autre événement «spécial» et qu'il voudra en jouer le plus grand nombre possible.

Un nouvel amphithéâtre

Dans sa peau de propriétaire, il a été amené à répéter qu'il attendait l'élection du gouverneur de la Pennsylvanie au début de novembre pour entreprendre des démarches concrètes en vue de la construction d'un nouvel amphithéâtre à Pittsburgh, en face du Mellon Arena, sur un site déjà acheté par l'équipe.

«Ça fait deux ans qu'on travaille très très fort là-dessus», a dit Lemieux qui a carrément laissé entendre qu'il ne pouvait garantir que l'équipe allait rester à Pittsburgh sans un nouvel aréna. Et il a aussi avoué penser avec un certain souci à ce que vaudra cette équipe quand il ne jouera plus...

Pour le moment, l'édition qui affrontait le Canadien en soirée hier avait une fiche de 3-1-1 et était invaincue à ses quatre matchs précédents, ayant subi sa seule défaite à l'ouverture de la saison, 6-0, contre les Maple Leafs de Toronto.