Koivu n'apprécie pas l'horaire serré du Canadien

Le tournoi olympique de hockey va commencer dès mercredi pour les six joueurs du Canadien. C'est dire que Saku Koivu (Finlande), Alex Kovalev et Andreï Markov (Russie), Jan Bulis (République tchèque), Richard Zednik (Slovaquie) et Mark Streit (Suisse) auront peu de temps pour se préparer à cette compétition qui se veut une vitrine de choix pour la Ligue nationale.

Sitôt arrivés à Turin, les joueurs du Tricolore auront droit à un entraînement avec leur équipe respective avant d'entreprendre le tournoi. C'est peu si on tient compte du décalage horaire, surtout pour les joueurs des équipes de l'ouest qui jouaient dimanche.

Le retour des Jeux ne sera pas plus reposant. En fait, l'horaire sera plus exigeant encore pour ceux qui auront atteint la ronde des médailles. Tous les joueurs du Tricolore peuvent espérer une médaille à l'exception de Streit. Le calendrier élaboré par la LNH a d'ailleurs soulevé la colère de Koivu qui n'apprécie pas l'horaire très serré imposé aux joueurs.

«Le prochain voyage de l'équipe sera terrible pour ceux qui vont aux Olympiques», a fait valoir Koivu après le match de samedi soir que le Canadien a perdu 2-1 aux tirs de barrage face aux Thrashers d'Atlanta. «C'est complètement fou. J'ignore qui a élaboré cet horaire mais ils n'ont pas vu plus loin que leur nez. Ceux qui vont participer à la ronde des médailles seront particulièrement pénalisés, a-t-il ajouté. Si c'est mon cas, je devrai quitter Turin pour me rendre directement à New York sans passer par Montréal.»

Un long voyage

Les Jeux se terminent le dimanche 26 février et le Canadien va disputer son premier match post-olympique le mardi 28 février face aux Islanders de New York à Uniondale. L'équipe affrontera ensuite les Panthers de la Floride, le Lightning de Tampa Bay, les Flyers de Philadelphie, les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston. Le Tricolore va retrouver ses partisans du Centre Bell le 11 mars seulement. Les Rangers de New York seront alors les visiteurs.

Bob Gainey a mentionné après le match de samedi que la Ligue nationale n'était pas l'unique responsable de l'horaire du Canadien. En fait, le directeur général a fait son mea culpa.

«C'est une source préoccupation, a-t-il dit. Je dois avouer que la ligue n'est pas entièrement fautive. J'aurais dû regarder l'horaire de plus près, ce que je n'ai pas fait.»

«Je constate comme tout le monde que l'horaire est très exigeant pour ceux qui vont atteindre la ronde des médailles. Mais nous sommes tous un peu dans le même bateau même si certaines équipes ont plus de représentants que d'autres.»

Les Blackhawks de Chicago, par exemple, n'ont aucun représentant à Turin depuis que le gardien Nikolai Khabibulin et l'attaquant Tuomo Ruutu ont déclaré forfait pour cause de blessure. De son côte, Gainey ne souhaite qu'une chose: que ses six joueurs reviennent d'Italie en santé et prêts à entreprendre le dernier droit de la saison. Le Canadien aura encore 26 matchs à disputer dont 14 à domicile.