Le Canada est à Turin pour gagner

Elle est bien finie, l'époque où les athlètes canadiens se rendaient aux Jeux olympiques dans le noble but de participer. Cette fois-ci, les Canadiens s'en vont à Turin pour gagner.

Le vice-président du Comité olympique canadien, Walter Sieber, affirme sans détour que le Canada vise à terminer au troisième rang des médailles et que, pour y arriver, il doit ramener pas moins de 25 médailles.

M. Sieber est persuadé que les athlètes canadiens ont la capacité d'atteindre cet objectif.

«Les Olympiques, c'est une question de performance et de médailles», a indiqué M. Sieber. «Pour les médias, s'il n'y a pas de médailles, on se demande ce qui se passe avec notre système.»

Il reconnaît que ce changement de philosophie est dicté par la réalité moderne où la performance et les médailles sont tout ce qui compte et qu'une faible récolte suscitera des remises en question sans merci des médias et du grand public.

Par ailleurs, M. Sieber croit que l'infusion de 110 millions de dollars dans les programmes sportifs de pointe devra «faire la différence» et que celle-ci se fait déjà sentir dans l'attitude des athlètes et des entraîneurs. «L'athlète aujourd'hui n'a plus peur de dire: oui, mon objectif est d'être sur le podium. Ça, c'est tout un changement», a-t-il affirmé.

Walter Sieber ajoute d'autre part que l'on étudie la possibilité de récompenser financièrement des athlètes médaillés. Il fait valoir qu'il est normal de dépenser des sommes importantes pour les entraîneurs, psychologues, physiothérapeutes et autres nutritionnistes mais qu'en fin de compte, c'est l'athlète qui performe et qu'une médaille olympique est en soi un exploit phénoménal qui mérite une récompense.

«L'athlète mérite un certain montant d'argent parce que c'est un succès absolument incroyable. C'est lui qui fait la performance», conclut M. Sieber.