Hockey - Jason Pominville a saisi sa chance avec les Sabres de Buffalo

Au moment d'être rappelé des mineures, le 26 novembre dernier, l'ancien attaquant des Cataractes de Shawinigan était le meilleur buteur de la Ligue américaine, avec 19 filets. Et il a continué à marquer dans la LNH.

Avant l'affrontement contre le Canadien hier soir, Pominville avait inscrit 12 points, soit huit buts et quatre aides, à ses 13 plus récentes rencontres, pour un total de 12 filets et neuf aides en 30 matchs jusqu'ici cette saison.

«Ils me font confiance dans toutes sortes de situations — en avantage numérique, en désavantage numérique, quand l'équipe a l'avance en fin de match, a expliqué l'ailier droit de 23 ans. Quand l'entraîneur t'envoie sur la patinoire dans des situations comme celles-là, ça ne peut faire autrement que de te mettre en confiance.»

«Michel Racicot, notre dépisteur au Québec, nous avait dit qu'il avait les mains d'un chirurgien quand il est devant le filet, a précisé l'entraîneur Lindy Ruff. Et il est en train de le prouver. Quand il obtient des occasions, il en profite. Et il travaille fort pour les obtenir ces occasions.»

Avant les rencontres d'hier, Pominville était septième dans la ligue au chapitre du pourcentage d'efficacité (12 buts en 57 tirs pour un taux de réussite de 21,1 %) et quatrième pour les buts en désavantage numérique, avec deux.

«Nous savions depuis le début qu'il était capable de faire le travail, a indiqué Jean-Pierre Dumont. Tout le monde le savait ici, et maintenant c'est le reste de la ligue qui est en train de le découvrir.»

Pominville en est présentement à son troisième séjour dans la LNH, ayant disputé un match en 2003-04 et un autre le 4 novembre dernier, contre le Canadien.

«J'étais un peu déçu, mais je suis retourné dans les mineures en me disant qu'il fallait avoir la bonne attitude, qu'il fallait continuer à travailler fort pour qu'on me rappelle le plus vite possible», a-t-il raconté.

«J'étais venu au camp d'entraînement en espérant faire l'équipe mais je m'attendais un peu à ce qu'on me retranche. Il y avait plusieurs joueurs avec des contrats à sens unique dans l'équipe, il aurait fallu qu'ils fassent des transactions pour me faire une place. Mais les choses sont bien allées à Rochester et ça dure depuis ce temps-là.»

Cette troisième chance semble effectivement s'avérer la bonne pour l'athlète de six pieds et 178 livres. Profitant du fait que les Sabres comptaient de nombreux blessés, il a enfin obtenu beaucoup de temps de jeu et enfilé son premier but en carrière dès le lendemain de son ultime rappel, contre Olaf Kolzig, des Capitals de Washington. Le 14 janvier, il réussissait un premier tour du chapeau dans une victoire de 10-1 contre les Kings de Los Angeles.

«Il est ici pour rester», a souligné Jean-Pierre Dumont.

Pominville vient donc s'ajouter à une délégation importante de Québécois chez les Sabres, qui compte aussi Dumont, Martin Biron et Daniel Brière.

«C'est trippant, dit Pominville, un Repentignois. On est une petite clique, on se tient ensemble et on a beaucoup de plaisir.»

«C'est plaisant de voir que même si un Québécois se blesse [Brière], c'est un autre Québécois qui vient le remplacer, a noté Dumont. On a l'impression d'être retournés dans le junior, il y a plein de monde qui parle français. Et de façon générale, on a un très bon groupe de gars. Aux entraînements, tout le monde a le sourire.»