Geneviève Simard ressent le besoin de se ressourcer avant les Jeux de Turin

Loin de chez elle depuis novembre et après un mois de janvier particulièrement chargé sur le circuit de la Coupe du monde, Geneviève Simard a ressenti le besoin de se ressourcer quelques jours parmi les siens avant la grande aventure des Jeux olympiques de Turin.

Au lendemain de sa quatrième place en slalom géant à Ofterschwang, en Allemagne, elle est donc rentrée au pays dimanche et estime que c'était la meilleure chose à faire pour elle.

«Ce n'est pas facile d'être toujours sur la route, a expliqué l'athlète de Val-Morin, hier midi. De me retrouver dans mes affaires, entourée des miens et de prendre un peu de repos avant les Jeux, ça vaut de l'or pour moi. Je vais en profiter pour recharger mes batteries.»

Même si sa décision l'obligera en l'espace d'une semaine à traverser l'Atlantique à deux reprises, avec les inconvénients du décalage horaire, Simard évalue que les bénéfices en valent la peine.

«J'ai bien analysé la situation. Il s'écoulera deux semaines entre ma dernière course et ma première épreuve aux Jeux [elle prendra part au super G, le 19 février]. À mon arrivée en Italie, j'aurai quelques jours pour m'entraîner sur le parcours de la descente pour préparer mon super G.»

Elle dit qu'elle n'a eu aucun mal à convaincre ses entraîneurs de la justesse de sa décision. «Ce n'est pas la première fois que je tente l'expérience et cela m'a toujours réussi. J'ai discuté avec les entraîneurs et nous avons établi un plan pour mon entraînement physique cette semaine.»

Excitation

Simard constitue un véritable espoir de médaille à Turin, surtout qu'elle a connu beaucoup de succès depuis le début de sa carrière dans les stations italiennes. En janvier 2004, elle a signé son premier succès en Coupe du monde en remportant le super G de Cortina d'Ampezzo. Fin janvier cette année, elle a décroché la deuxième place du slalom géant au même endroit.

«C'est certain que je vise une médaille à Turin. Mon ski va super bien en ce moment, tant à l'entraînement qu'en compétition, et je suis excitée pour la suite. Tout est en place pour les Jeux.»

Et elle entend se préparer pour ses deux épreuves — le super G et le slalom géant — comme s'il s'agissait d'une autre étape de la Coupe du monde.

«Bien entendu, les Jeux ne se comparent pas à une Coupe du monde, dit celle qui a connu l'expérience des Jeux de Salt Lake City où elle s'était classée 18e au slalom géant. Il y a beaucoup plus de monde au bas des pistes, l'attention des médias est beaucoup plus grande. C'est beaucoup plus exigeant mais il faut savoir bien gérer son énergie et se concentrer sur sa performance.»

Simard évalue que ses performances récentes sur le circuit de la Coupe du monde se veulent la meilleure préparation pour les Jeux.

Cette saison, elle a mis l'accent sur ses deux épreuves de prédilection — le super G et le slalom géant — au détriment de la descente.

«Il faut savoir faire les bons choix.»

Après en avoir arraché un peu en super G l'an dernier, elle a retrouvé ses bonnes sensations cette saison. «J'ai beaucoup travaillé pendant l'été avec notre nouvel entraîneur, Heinzpeter Platter, et j'ai repris confiance.»