Super Bowl - La bataille des déclarations

Pontiac, Michigan — Joey Porter a pris soin de ne rien dire de désobligeant à propos des Seahawks de Seattle à ses deux premiers jours à Detroit mais cela a changé hier après que Jerramy Stevens a ni plus ni moins garanti une victoire.

Le secondeur des Steelers de Pittsburgh a déclaré que les remarques de l'ailier rapproché des Seahwaks étaient tout ce dont il avait besoin pour bien se préparer en vue du match du Super Bowl, dimanche. «J'ai été endormi toute la semaine mais je suis maintenant éveillé. J'ai eu mon premier goût de sang et là j'ai soif de plus. Jusqu'ici c'était: "Fais attention à ce que tu vas dire", mais là je suis prêt.»

Ce qui a énervé Porter de la sorte, ce sont les commentaires de Stevens à propos du retour publicisé de Jerome Bettis dans sa ville natale pour tenter d'y gagner un Super Bowl à sa dernière saison.

«C'est certainement une histoire qui fait chaud au coeur et tout ce que vous voudrez, mais ça va être une triste journée lorsqu'il va repartir sans le trophée», a déclaré Stevens, qui a précisé par la suite qu'il ne garantissait pas une victoire mais disait ce qu'il pensait.

Stevens a aussi déclaré que Porter va vivre des moments éprouvants chaque fois qu'il sera confronté au bloqueur étoile Walter Jones.

Porter a dit que ces remarques lui rendaient la tâche encore plus facile pour sa préparation à un premier Super Bowl. «Il va avoir l'occasion de ravaler ses paroles et je vais avoir l'occasion de confirmer les miennes. J'ai hâte d'en être là et je serai prêt.»

Porter a aussi parlé de Stevens comme d'un «fiasco de première ronde qui n'a fait que quelques jeux cette saison», ajoutant qu'un joueur comme lui n'était pas gêné pour dire ce qu'il a dit de Bettis. Il a ajouté qu'il allait s'assurer de mettre Stevens à sa place quand ils se trouveront face à face.

Stevens a semblé prendre toute cette affaire avec un grain de sel. «Je pense que ça va rendre tout ça plus excitant, a-t-il répliqué. Ça met de l'huile sur le feu. C'est un gars émotif et c'est ce qui rend le football si plaisant.» Pour ce qui est des menaces à leurs retrouvailles sur le terrain, Stevens a ajouté en esquissant un sourire: «On verra bien».