Montréal prévoit 150 millions en cinq ans pour accompagner le REM

La Ville vise à «relier chacun des secteurs de part et d’autre du tracé» du projet de train léger, qui comptera 19 stations sur l’île de Montréal, en y offrant des options de déplacements à pied et à vélo.
Paul Chiasson La Presse canadienne La Ville vise à «relier chacun des secteurs de part et d’autre du tracé» du projet de train léger, qui comptera 19 stations sur l’île de Montréal, en y offrant des options de déplacements à pied et à vélo.

Les élus du conseil municipal de Montréal se pencheront lundi prochain sur des emprunts totalisant150 millions de dollars afin de permettre à la Ville d’aménager des pistes cyclables et des passages piétonniers attenants au Réseau express métropolitain (REM), notamment.

Ces dépenses seront échelonnées sur cinq ans, soit entre le printemps 2022 et décembre 2026, indiquent les documents décisionnels de la prochaine réunion du conseil municipal, qui aura lieu lundi prochain. Elles concernent la première phase du projet de train léger, qui reliera à terme le centre-ville et sa banlieue sud à l’ouest de l’île de Montréal, avec une escale à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. Une antenne viendra aussi desservir l’ouest de Laval, en plein boom immobilier.

Dans le cadre de ce projet, la Ville de Montréal souhaite entre autres à « relier chacun des secteurs de part et d’autre du tracé » du projet de train léger, qui comptera 19 stations sur l’île, en offrant des options de déplacement à pied et à vélo. Une partie de la somme de 150,3 millions prévue servira donc à concevoir de « nouvelles pistes cyclables » le long du tracé du REM. La ville-centre assumera environ le tiers de ces dépenses ; le reste de la facture le sera par l’agglomération de Montréal.

« Des travaux de raccordement ou de développement de trottoir, passage piéton, voirie, feux de circulation, éclairage, aménagement paysager et remplacement ou amélioration des conduites d’eau et d’égout du réseau secondaire seront requis tout le long du parcours », énumère entre autres la Ville de Montréal.

Cette dernière fait aussi état de la plantation d’arbres dans le cadre du chantier, et de la création de « passages fauniques » dans les parcs-nature situés le long de l’antenne ouest du REM « afin de s’assurer que les animaux peuvent travers le corridor » en toute sécurité.

« La Ville profitera de la présence sur le chantier de NouvLR [le consortium responsable de la construction des infrastructures du REM] pour réaliser en même temps ses travaux afin d’éviter d’intervenir une deuxième fois dans le même secteur », ajoutent les documents décisionnels. En tout, le REM comptera quelque 50 kilomètres sur le territoire montréalais, d’où l’ampleur des dépenses en infrastructures prévues le long du tracé traversant huit arrondissements et cinq villes liées de la métropole.

Les documents de la Ville de Montréal font d’ailleurs état de dépenses prévues de 20,9 millions de dollars cette année pour ce projet, une somme qui devrait doubler l’an prochain, à mesure que le chantier du REM avancera dans l’ouest de l’île. L’achèvement du chantier du train léger dans ce secteur est prévu pour la fin de 2024, sauf sur le site de l’aéroport de Montréal, dont l’échéancier doit être annoncé cet automne.

Une fois sa construction achevée, le REM comptera 26 stations traversant 67 kilomètres dans la région métropolitaine.

À voir en vidéo