Québec donne le feu vert à une importante commande d’autobus urbains électriques

Les neuf sociétés de transport du Québec se partageront les quelque 1200 nouveaux autobus dont près de la moitié seront destinés à la Société de transport de Montréal.
Fabien Barnoud Le Devoir Les neuf sociétés de transport du Québec se partageront les quelque 1200 nouveaux autobus dont près de la moitié seront destinés à la Société de transport de Montréal.

Québec a autorisé mardi les sociétés publiques de transport de la province à procéder à l’achat groupé de plus de 1200 autobus électriques, dont près de la moitié sont destinés à la Société de transport de Montréal (STM).

Le gouvernement réalise ainsi l’engagement qu’avait pris le premier ministre François Legault en novembre dernier lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) de Glasgow. À cette occasion, il avait annoncé un investissement total de 5 milliards de dollars afin d’électrifier plus de la moitié des autobus urbains d’ici 2030 au Québec.

Ce feu vert permettra à la STM d’effectuer un achat groupé pour neuf sociétés de transport, parmi lesquelles la Société de transport de Laval, le Réseau de transport de la Capitale, le Réseau de transport de Longueuil, ainsi qu’Exo, qui gère les trains et autobus de banlieue de la région métropolitaine.

Le projet prévoit l’acquisition de plus de 1200 autobus électriques de 12 mètres, qui devraient être livrés entre 2024 et 2026. Les subventions gouvernementales pourraient atteindre jusqu’à 95 % du coût d’achat des véhicules, a-t-on indiqué. Certaines exigences seront inscrites à l’appel d’offres, dont un minimum de 25 % de contenu canadien et un assemblage des véhicules effectué au Canada.

Selon le gouvernement, il s’agit du plus important projet d’acquisition d’autobus urbains électriques en Amérique du Nord.

Une promesse faite à Glasgow

En marge de la COP26 de Glasgow, en novembre dernier, Québec avait fait savoir que tous les nouveaux véhicules acquis par les sociétés de transport et bénéficiant de l’aide gouvernementale seraient électriques à compter de 2025.

Dans le cadre de son projet d’électrification des autobus urbains de 5 milliards de dollars, Québec promettait une contribution de 3,65 milliards, à laquelle s’ajoutaient les contributions du fédéral et des sociétés de transport. Un montant de 2,4 milliards devait servir à l’achat d’un total de 2148 véhicules d’ici 2030, et 2,6 milliards étaient destinés à l’adaptation des garages des neuf sociétés publiques de transport de la province.

À l’époque, Québec avait déjà entrepris des discussions avec des constructeurs québécois, comme Novabus et Lion Électrique, mais François Legault n’avait pas exclu la possibilité qu’une entreprise étrangère obtienne le contrat en raison des règles internationales.

Sur Twitter, la mairesse Valérie Plante a rappelé que les transports représentaient 40 % des émissions de gaz à effets de serre (GES) à Montréal. « Investir dans le transport électrique et collectif est un bon geste vers une ville sobre en carbone », a-t-elle souligné.

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