Le REM en période de rodage à Brossard

Le réseau de trains légers automatisés comptera 26 gares et 67 km de voies à travers le Grand Montréal.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le réseau de trains légers automatisés comptera 26 gares et 67 km de voies à travers le Grand Montréal.

Les trains du Réseau express métropolitain (REM) subissent depuis six mois des tests intensifs à Brossard en prévision de leur mise en service à l’été 2022.

CDPQ Infra a invité jeudi les médias à monter à bord du REM. Les voitures rutilantes ont parcouru la courte distance de 3,5 kilomètres qui sépare la station Brossard à la station Du Quartier en mode automatique. Les voitures ont roulé à basse vitesse, mais à terme, elles pourront atteindre des pointes de 100 km/h. Il sera alors possible de rendre de Brossard à la Gare centrale de Montréal en 15 minutes.

Les essais ont commencé il y a six mois et se poursuivront jusqu’en 2022, en vue de l’inauguration du premier tronçon entre Brossard et la Gare centrale, à Montréal, dans un an. « Les 13 mois [d’essais] permettront de vivre le cycle de toutes les saisons. C’est très costaud comme programme de tests. L’idée est vraiment de s’assurer que toutes les composantes qui sont nouvelles soient testées dans l’environnement réel montréalais », a expliqué Jean-Vincent Lacroix, porte-parole de CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui pilote le projet.

Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Les voitures, plus larges que celles du métro de Montréal, sont dotées de sièges latéraux.

La période d’essais permettra notamment de vérifier le réseau d’alimentation électrique des trains, ainsi que les systèmes de communication, de ventilation et d’ouverture des portes automatiques. La station Brossard comporte un centre de contrôle qui permettra de gérer le réseau à distance. « Tous les systèmes sont raccordés au centre de contrôle. On va savoir à tout moment quel est leur état. On aura une vision de ce qui se passe dans chacune des stations et dans chacun des trains », a indiqué Serge Mai, directeur technique à CDPQ Infra.

Le court trajet effectué jeudi permet de constater que le REM est relativement silencieux. Les rails sont déposés sur des coussinets qui rendent les déplacements plus agréables pour les passagers, a souligné CDPQ Infra. Les voitures, plus larges que celles du métro de Montréal, sont dotées de sièges latéraux. Elles seront climatisées l’été et chaque voiture comportera deux places pour les personnes à mobilité réduite.

Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Vue sur un panneau de contrôle d'un train du Réseau express métropolitain

La semaine dernière, CDPQ Infra avait révélé que le coût de la première phase du REM atteignait maintenant 6,9 milliards de dollars. Rappelons que le REM reliera Brossard à l’Ouest de l’île de Montréal avec une antenne vers l’Aéroport Montréal-Trudeau et une autre vers Deux Montagnes. Lors de l’annonce du projet par le gouvernement de Philippe Couillard et la Caisse de dépôt en avril 2016, la facture du projet était évaluée à 5,5 milliards.

En décembre dernier, le gouvernement Legault a annoncé qu’un REM serait aussi construit pour relier le centre-ville de Montréal à l’est de l’île avec une antenne vers Montréal-Nord. Le REM de l’Est, dont la mise en service est prévue pour 2029, couvrira 32 kilomètres et comportera 23 stations. Le coût prévu du projet est de 10 milliards de dollars.

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