Plusieurs sociétés de transport ne réduiront pas leurs services malgré le couvre-feu

La Société de transport de Montréal (STM) n’a pas encore pris de décision et poursuit l’analyse de l’offre de service qui sera mise en place.
Photo: Valérian Mazataud Archives Le Devoir La Société de transport de Montréal (STM) n’a pas encore pris de décision et poursuit l’analyse de l’offre de service qui sera mise en place.

Malgré l’imposition d’un couvre-feu à compter de samedi, plusieurs sociétés de transport entendent maintenir le même niveau de service que celui actuellement offert.

C’est le cas notamment de la Société de transport de Laval (STL), du Réseau de transport de Longueuil (RTL) et du Réseau de transport de la capitale (RTC) à Québec qui mentionnent l’importance d’assurer le transport des travailleurs essentiels. Elles pourraient cependant procéder à certains « ajustements » si nécessaire.

De son côté, la Société de transport de Montréal (STM) n’a pas encore pris de décision et poursuit l’analyse de l’offre de service qui sera mise en place. « Les travailleurs essentiels pourront continuer à compter sur nous pour assurer leurs déplacements et ce, même pendant le couvre-feu », a soutenu la STM dans un courriel.

Exo, qui exploite des services de trains et d’autobus, ne prévoit pas de changements majeurs à son service.

Même si l’achalandage dans les transports collectifs risque de chuter davantage avec le couvre-feu qui interdit aux citoyens de se déplacer sans raison valable entre 20 h et 5 h à compter de samedi, François Pepin, président de Trajectoire Québec, estime que les sociétés de transport pouvaient difficilement réduire leurs services.

« Si elles coupent dans le service, les temps d’attente vont augmenter et ce sera beaucoup plus difficile pour les travailleurs essentiels. Déjà, le soir, plusieurs autobus sont aux demi-heures. Si on retire des véhicules et que les autobus passent aux heures, ça devient difficilement gérable, surtout pour les fins de quarts de travail de soir et nuit. »

Et si elles diminuaient leurs services, les sociétés de transport devraient quand même payer leurs chauffeurs parce qu’elles ne peuvent pas effectuer de mises à pied compte tenu des conventions collectives en vigueur, signale M. Pepin.

Avec la pandémie, les sociétés de transport ont vu leur achalandage chuter. À Montréal, la STM a connu une baisse de 90 % du nombre de passagers durant la première vague. Au fil des mois, elle a regagné du terrain. En novembre dernier, la société estimait tout de même à 66 % la perte d’achalandage par rapport à 2019.

À voir en vidéo