L’escouade mobilité de Montréal étend son territoire aux 19 arrondissements

La mission de cette escouade est d’éliminer les entraves à la circulation attribuables aux chantiers et à des infractions en matière de stationnement.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La mission de cette escouade est d’éliminer les entraves à la circulation attribuables aux chantiers et à des infractions en matière de stationnement.

L’escouade mobilité, qui patrouille dans les rues de la ville de Montréal pour régler les entraves à la circulation, étendra sa surveillance à l’ensemble des 19 arrondissements à compter du printemps, et ce, sept jours sur sept.

Mise en place en 2018, cette escouade a effectué 10 504 interventions entre le 1er juin 2018 et le 31 décembre 2019, a indiqué la Ville mardi. En tout, 1999 constats d’infraction ont été remis, dont près de 1500 en lien avec des problèmes concernant une voie de circulation obstruée.

10 504
C'est le nombre d'interventions effectuées par l'escouade mobilité entre le 1er juin 2018 et le 31 décembre 2019.

Au fil des mois depuis 2018, l’escouade avait obtenu le pouvoir de remettre des constats d’infraction, et son territoire était passé de trois à six arrondissements.

Dans son dernier budget, l’administration Plante a prévu un montant supplémentaire de 500 000 $ qui se traduira par l’ajout de cinq inspecteurs — pour un total de 16 — et d’un agent technique afin de couvrir un plus grand territoire.

La mission de cette escouade n’est pas de régler la congestion « récurrente », mais d’éliminer les entraves à la circulation attribuables aux chantiers et à des infractions en matière de stationnement, dans les cas de livraisons par exemple, a expliqué mardi Sylvain Ouellet, responsable des infrastructures et du réseau routier au comité exécutif.

M. Ouellet estime que l’escouade a démontré son utilité et participe à inculquer une plus grande discipline chez les entrepreneurs autour des chantiers.

Ses agents ont accès au répertoire des demandes de permis d’occupation du domaine public, ce qui leur permet de sévir si nécessaire.

Leur rôle n’est cependant pas de remplacer les agents de stationnement ou les policiers. « Ils ne peuvent pas procéder à des arrestations. Ils n’ont pas de menottes, de matraques, ni de fusils », a signalé M. Ouellet.

Selon lui, les contraventions distribuées par l’escouade ne doivent pas être vues comme une façon pour la Ville de toucher plus de revenus. « Les contraventions données par l’escouade, ce sont des peanuts par rapport à l’ensemble du budget de la Ville », a-t-il fait remarquer.

L’opposition à l’hôtel de ville ne croit pas que l’escouade mobilité soit aussi efficace que le prétend l’administration Plante. « Les Montréalais qui espéraient voir du changement sur les routes sont amèrement déçus. N’importe qui circulant à Montréal se rend vite compte qu’il n’y a aucune amélioration notable ni pour les automobilistes ni pour les piétons », a indiqué le bureau du chef de l’opposition, Lionel Perez. « Projet Montréal montre à chaque jour son incapacité à gérer les travaux correctement, et ce n’est pas une soi-disant Escouade mobilité qui va pouvoir remédier à cette incompétence. »