Une année record pour BIXI

BIXI a enregistré 500 000 déplacements de plus cette année par rapport à 2018.
Photo: Alice Chiche Le Devoir BIXI a enregistré 500 000 déplacements de plus cette année par rapport à 2018.

Malgré la concurrence de nouveaux acteurs comme JUMP et Lime, BIXI vient de connaître sa meilleure saison depuis sa création. L’organisme a enregistré 500 000 déplacements de plus cette année par rapport à 2018, une hausse record de 8 %.

« On a dépassé les 5,8 millions de déplacements dans la saison. C’est impressionnant, et ce, malgré la météo ordinaire des mois de mai et d’octobre », observe en entretien Pierre Parent, directeur du marketing, des communications et des partenariats chez BIXI Montréal.

Et qu’est-ce qui explique ce nombre record de déplacements ? BIXI a été étendu à six nouveaux arrondissements — dont Saint-Laurent, Lachine et Pointe-aux-Trembles —, en plus d’être bonifié avec l’ajout d’un millier de vélos et d’une soixantaine de stations, répond M. Parent. « Il y a aussi l’engouement pour le vélo en général. Au centre-ville, on voit un nombre croissant de gens qui utilisent le vélo parce qu’ils veulent contourner la congestion des travaux. »

En 2018, BIXI s'était aussi targué d'avoir battu un record : quelque 600 000 trajets effectués de plus qu’en 2017, ce qui avait porté le total des déplacements à 5,4 millions entre avril et novembre.

Nouveaux acteurs

La saison qui s’achève a été marquée par l’arrivée de nouveaux acteurs dans le cocktail de transport montréalais. Uber a d’abord lancé en juin ses vélos électriques JUMP dans neuf arrondissements de la métropole, et à Westmount. Lime a fait de même deux mois plus tard avec ses trottinettes — à moins grande échelle toutefois —, suivi par l’entreprise Bird en septembre, elle aussi avec ses trottinettes électriques en libre-service et sans ancrage.

Lime a d’ailleurs dévoilé jeudi le bilan de ses trois mois de service. L’opérateur a enregistré plus de 200 000 déplacements sur ses trottinettes. Les engins à deux roues ont surtout été empruntés au centre-ville, et généralement pour de courtes distances : un trajet moyen s’étirant sur 1,5 kilomètre.

Fait intéressant : c’est le 27 septembre — journée de la grande marche pour le climat à Montréal — que la compagnie a connu sa journée la plus achalandée.

Pour BIXI, cette compétition n’a pas eu pour effet de miner sa popularité auprès des Montréalais, du moins cette année. « Les vélos JUMP sont débarqués en juin, et au mois de juillet on connaissait notre plus gros mois à vie », fait valoir M. Parent.

« Je pense qu’il y a de la place pour deux systèmes de vélo-partage », ajoute-t-il, en référence aux stations fixes de BIXI par rapport au mode sans ancrage de JUMP. « Et quand on regarde dans les autres villes du monde, on se rend compte que les vélos à ancrage fixe [comme BIXI] ont davantage la cote là où les deux systèmes existent. »

Concurrence ou non, BIXI compte rajouter l’an prochain 1000 nouveaux vélos électriques à la centaine de bolides bleus mis en service cet été. Il risque fort toutefois qu’ils soient ajoutés graduellement pendant la saison prochaine. « On a pour objectif que 25 % de notre flotte soit électrique d’ici les quatre ou cinq prochaines années », dit M. Parent.

BIXI en 2019

— 60 nouvelles stations (611 au total)

— Environ 1000 nouveaux vélos (7430 au total)

— 2625 points d’ancrage supplémentaires

— Six nouveaux arrondissements montréalais desservis