La ministre Rouleau souhaite créer un réseau de navettes fluviales à Montréal

Cet été, les usagers qui souhaitaient emprunter la navette devaient payer chaque aller simple. Le déplacement revenait ainsi à 3,50$ par piéton et à 4,50$ par cycliste.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Cet été, les usagers qui souhaitaient emprunter la navette devaient payer chaque aller simple. Le déplacement revenait ainsi à 3,50$ par piéton et à 4,50$ par cycliste.

Qualifiant de « succès » le service de navette fluviale reliant Pointe-aux-Trembles au Vieux-Port de Montréal, la ministre déléguée aux Transports du Québec, Chantal Rouleau, espère la création d’un réseau de navettes pour la région métropolitaine.

« Ce que je souhaite, c’est qu’on ait un réseau de navettes sur le fleuve et c’est à ça que je travaille », a annoncé dimanche la ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, lors de la dernière journée du premier été d’un projet pilote de trois ans. Selon Mme Rouleau, la navette fluviale devient « un outil complémentaire au transport collectif et doit [y] être intégrée ». Elle explique également qu’un tel service pourrait s’avérer une mesure d’atténuation adéquate, notamment lors des travaux de réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, qui commenceront au printemps prochain et qui doivent se poursuivre durant quatre ans.

Environ 60 000 piétons et cyclistes ont eu recours au service en 2019, avec une moyenne de 650 passagers quotidiennement. « Ceux qui ont adopté la navette pour aller travailler sont tristes parce que, demain, ils vont devoir prendre l’autobus », dit la ministre.

Celle qui est aussi députée de la circonscription provinciale de Pointe-aux-Trembles estime toutefois que le service reliant le quai Saint-Jean-Baptiste, dans l’arrondissement, au quai Jacques-Cartier, dans le Vieux-Port, nécessite quelques améliorations. Mme Rouleau souhaite entre autres générer de l’engouement auprès des résidents pour les navettes naviguant le matin. « Tout le reste de la journée, à partir de 9 h, jusqu’à 7 h le soir, c’était toujours plein », précise la ministre.

Mme Rouleau souhaite également peaufiner l’accessibilité universelle, tant à l’intérieur des bateaux que sur les quais. Elle désire aussi faire augmenter le nombre d’usagers de la navette comptant comme des travailleurs résidant à Pointe-aux-Trembles, sans toutefois préciser de chiffre.

Cet été, les usagers qui souhaitaient emprunter la navette devaient payer chaque aller simple. Le déplacement revenait ainsi à 3,50 $ par piéton et à 4,50 $ par cycliste. La ministre Rouleau souhaite intégrer le service de navette fluviale à la carte Opus. « Je souhaite qu’on ait juste à valider sa passe pour entrer dans le bateau, ce qui va venir améliorer encore plus le système », dit-elle, refusant toutefois de s’avancer sur ce que cela pourrait coûter. Elle ajoute néanmoins que l’Autorité régionale de transport métropolitain étudie actuellement l’harmonisation des différents titres de transport de la région métropolitaine.