Montréal pourra construire trois passages à niveau sur la voie du Canadien Pacifique

L'OTC a déterminé que Montréal sera responsable des coûts de construction et d’entretien, puisque c'est elle qui bénéficiera principalement de ces passages destinés aux piétons et aux cyclistes.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L'OTC a déterminé que Montréal sera responsable des coûts de construction et d’entretien, puisque c'est elle qui bénéficiera principalement de ces passages destinés aux piétons et aux cyclistes.

L’Office des transports du Canada (OTC) a mis fin le 21 juin dernier à un litige de plusieurs années entre la Ville de Montréal et le Canadien Pacifique en autorisant la construction de trois des cinq passages à niveau pour piétons et cyclistes réclamés par la municipalité à travers la voie ferrée de l’entreprise. L’OTC autorise la Ville à construire des traverses de type « saut-de-mouton » — passant par-dessus ou en dessous de la voie — aux deux autres endroits.

Les passages à niveau sont autorisés pour les axes de l’avenue de l’Épée et près des stations de train de banlieue Parc et Bois-de-Boulogne.

Dans sa décision, l’organisme fédéral a aussi déterminé que Montréal sera entièrement responsable des coûts de construction et des frais d’entretien des passages.

« Très heureux pour les gens de Parc-Extension, qui verront leur mobilité améliorée », a réagi sur Facebook le conseiller du Mile-End, Richard Ryan. Il déplore toutefois que l’OTC n’ait pas aussi autorisé l’aménagement de passages à niveau aux deux autres endroits réclamés, dans les axes de l’avenue Henri-Julien et de la rue Saint-Dominique.

Dans sa décision, l’organisme fédéral juge que des passages à niveau n’y seraient « pas adéquats et appropriés aux fins pour lesquelles ils sont destinés et mis en place ».

M. Ryan estime qu’il s’agit d’une « très mauvaise nouvelle ». Il croit que si la Ville aménage un saut-de-mouton à l’axe Henri-Julien, peu de cyclistes l’emprunteront et que cela ne dissuadera pas non plus plusieurs piétons de traverser la voie ferrée illégalement en passant par des brèches dans les clôtures.

Contactés par Le Devoir, Canadien Pacifique et la Ville de Montréal ont refusé de commenter la décision vendredi, qu’ils ont tous deux déclaré être en train d’étudier.