Un chantier de 500 millions pour le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

Quelque 47 millions de véhicules empruntent chaque année le pont-tunnel qui relie Montréal à la Rive-Sud.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Quelque 47 millions de véhicules empruntent chaque année le pont-tunnel qui relie Montréal à la Rive-Sud.

Il en coûtera plus de 500 millions de dollars pour rénover le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. Ottawa a annoncé hier qu’il assumera une partie de la facture des travaux majeurs qui seront effectués par le ministère des Transports du Québec (MTQ) au cours des quatre prochaines années.

Lors d’une conférence de presse en compagnie de la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne n’a cependant pas voulu indiquer le coût total du projet, qui dépassera un demi-milliard de dollars ni préciser la part qu’assumera le fédéral.

« Le projet est encore dans le processus de soumissions », a-t-il expliqué avant de préciser qu’il importait de faire une annonce lundi matin car, dès lors, ces sommes deviennent admissibles au programme fédéral-provincial sur le financement des infrastructures et les travaux préparatoires peuvent être lancés.

Congestion à prévoir

Inauguré en 1967, le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine prend de l’âge. Les travaux qui doivent s’échelonner sur quatre ans prévoient la réparation des murs et de la voûte, la reconstruction de la chape de béton sur laquelle circulent les véhicules, ainsi que la modernisation de l’éclairage, des systèmes électriques et des équipements de protection incendie.

À cette liste s’ajoutera la reconstruction de la chaussée sur l’autoroute 25, de part et d’autre du tunnel.

Le chantier sera lancé en 2020, mais les entraves à la circulation s’intensifieront à compter de l’année suivante. Une voie sera alors retirée dans chaque direction pendant deux ans. Comme 47 millions de véhicules empruntent chaque année ce tunnel qui relie Montréal à la Rive-Sud, les répercussions sur la circulation automobile seront importantes.

Le MTQ a cependant prévu une série de mesures pour tenter de soulager les problèmes de congestion, a rappelé la ministre Rouleau. Quelque 850 places de stationnement incitatif seront ajoutées dans l’axe de l’autoroute 20 et une voie réservée pour le transport collectif et le covoiturage sera construite sur l’autoroute 20, en direction de Montréal, entre Sainte-Julie et le tunnel.

De plus, des quais supplémentaires seront aménagés au métro Radisson afin d’accueillir plus d’autobus. Le MTQ envisage également d’offrir un service de navette fluviale tant pour les passagers que pour les marchandises.

Plus rapide en bus?

La première année du chantier servira à mettre en place les mesures de transport collectif, et les entraves ne se feront que la nuit, a précisé le directeur du projet pour le MTQ, Alexandre Debs. Mais à partir de 2021, une des trois voies sera retranchée par direction.

Québec croit que le service de transport collectif pourra transporter 3400 personnes à l’heure. Il devrait être moins long de circuler en autobus qu’en voiture, indique M. Debs. Le MTQ entend toutefois mettre en place un plan de communication afin d’inciter les automobilistes à opter pour le transport en commun.

Rappelons qu’à la suite d’un appel de qualification, deux consortiums ont été sélectionnés en vue de ce chantier majeur, soit « Relais Saint-Laurent », réunissant SNC-Lavalin Grands Projets inc., EBC Inc. et SNC-Lavalin Capital inc. et « Renouveau La Fontaine », formé d’Eurovia Infra, Pomerleau inc., I & S Mobility-Way inc. et Dodin Campenon Bernard S.A.S.

Le nom du consortium retenu devrait être dévoilé en janvier prochain.